Vélo en ville : une pratique dangereuse pour la santé ?

Faut-il lever le pied de la pédale ? Des chercheurs du Trinity College de Dublin en Irlande ont démontré que la pratique du vélo en ville exposait les cyclistes à la pollution et aux gaz d’échappement des véhicules et favorisait ainsi une plus grande absorption de particules fines cancérigènes.
Cette étude, publiée par la revue The Australian, a été réalisée sur 32 cyclistes en bonne santé. Les résultats, loin d’être surprenants, montrent que lors de leurs efforts pour pédaler, les participants inhalaient plus fortement et absorbaient ainsi plus de particules fines cancérigènes.
Sur son site, le Nouvel Observateur pointe des « résultats contradictoires » et rappelle qu’en 2009, « l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, Airparif, était parvenue à des conclusions opposées ». Elle avait ainsi estimé le taux d’exposition à la pollution chez les cyclistes grâce à des appareils mesurant toutes les dix secondes le dioxyde d’azote et les particules fines.  Résultats : un cycliste s’avérait entre 2 et 5 fois moins exposé qu’un automobiliste. « Les moins exposés à la pollution étaient ceux qui empruntaient les pistes cyclables », souligne le magazine.