Baby blues : les papas aussi…

Les mamans n’ont plus le monopole du baby blues. C’est en tout cas ce que montre une étude américaine de l’Eastern Virginia Medical School. Environ 10% des pères dans le monde souffriraient d’une dépression pré-natale ou post-natale.
Selon l’étude publiée dans un numéro spécial du Journal of the American Medical Association, ce phénomène toucherait particulièrement les pères américains. En effet, 14% d’ente eux connaissent une dépression avant ou après la naissance de leur enfant contre 8,2% au niveau international.
Chez les papas, le baby blues atteint en général son pic entre trois à six mois après la naissance de l’enfant, quand 25,6% des pères sont en proie à un épisode dépressif. Néanmoins, les mères présentent deux fois plus de risques que les pères de ressentir un baby-blues.
Selon cette étude, si la mère est déprimée, le père le devient souvent. Les chercheurs recommandent de détecter ces épisodes dépressifs chez les pères « d’autant plus qu’il y a de plus en plus de signes qui montrent qu’une dépression chez le nouveau père a des conséquences émotionnelles et comportementales chez l’enfant ».