Grossesse : attention aux antalgiques ?

Selon une étude conduite par des chercheurs danois et français, l’usage par des femmes enceintes d’antalgiques légers comme le paracétamol, l’aspirine ou l’ibuprofène pourrait augmenter le risque de troubles de la reproduction chez les futurs garçons.
Cette étude  menée sur 834 femmes enceintes au Danemark et publiée dans la revue Human reproduction montre que les femmes qui prennent des antalgiques pendant leur grossesse, particulièrement pendant le second trimestre, ont un risque fortement augmenté de cryptorchidie pour leur descendance mâle. Un risque d’autant plus élévé  qu’elles en prennent plusieurs à la fois. La cryptorchidie est une mauvaise descente des testicules, un facteur de risque de mauvaise qualité de la semence, donc d’infertilité, et de cancer du testicule à l’âge adulte.
En effet, les résultats montrent qu’au premier trimestre de la grossesse, quand les femmes ont pris plus d’un analgésique, Ibuprofène, paracétamol ou aspirine, le  risque de cryptorchidie augmente significativement. De même, au deuxième trimestre, si elles prennent de l’Ibuprofène ou de l’aspirine seuls, le risque augmente également. La prise de paracétamol seul conduit à la même tendance, même si l’augmentation du risque est moins significative. « En revanche, s’il y a mélange des trois médicaments, le risque redevient important », explique Bernard Jégou, de l’Inserm Université Rennes I.
Le chercheur français rassure néanmoins les futures mamans. « Il n’y a pas de panique à avoir, ces études émettent juste des signaux d’alarme. Il convient désormais de développer de nouvelles enquêtes, dans d’autres pays que le Danemark ».
Soource : Le Figaro, Le Monde et 20 Minutes