Burn out : 3 millions de Français au bord de la crise de nerfs

Selon une étude du cabinet Technologia, plus de 3 millions de personnes seraient confrontées à un risque élevé de Burn out. Une étude qui sert de base à un appel pour la reconnaissance par la Sécurité sociale de l’épuisement professionnel aux tableaux des maladies professionnelles.

La notion de burn out s’est peu à peu imposée dans le langage courant pour décrire à la fois des phénomènes d’épuisement professionnel et des pathologies psychiques liées au travail. « Cependant, l’absence de consensus sur la définition clinique du Burn out ne permet ni de décrire ces affections ni de promouvoir leur reconnaissance en tant que maladies professionnelles », souligne le cabinet.
Selon l’étude, les agriculteurs et exploitants sont les catégories les plus exposées au burn out ; de leur côté les cadres apparaissent également particulièrement fragiles.  Ainsi 19% des cadres cumulent à la fois une forte charge de travail et un travail compulsif. « Si l’on pousse plus loin l’examen de leur situation, on s’aperçoit qu’à la différence des artisans commerçants et chefs d’entreprise qui sont en risque de burn out pour 20% d’entre eux, l’épuisement émotionnel est plus fort chez les cadres : le plus fort taux de fatigue à la fois le matin et le soir montre cette fragilisation. Ils sont d’ailleurs plus nombreux à se dire vidés émotionnellement par leur travail (les femmes plus que les hommes) », souligne le cabinet.
Selon Technologia, les entreprises devraient proposer une meilleure prise en charge de leurs employés. Il propose également qu’elles soient condamnées lorsqu’il y a négligence envers les employés.
Technologia lance un Appel pour la reconnaissance de trois nouveaux tableaux de maladies professionnelles liées à l’épuisement : la dépression d’épuisement, l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique et le trouble d’anxiété généralisée.
Le site Internet  appel-burnout.fr a été mis en ligne à cette occasion et permet de signer l’appel.