Aujourd’hui encore, la prise en charge de l’obésité sévère – en particulier celle des enfants et des adolescents – se heurte à de nombreux obstacles. Le plus souvent, le cumul de facteurs économiques, psycho-sociaux et familiaux favorisent notablement le non-recours aux soins voire leur abandon alors qu’ils sont engagés. 

Pour limiter cette inégalité, un appel à candidatures a été diffusé par instruction de la DGOS en janvier dernier en vue d’expérimenter le parcours obésité pédiatrique sévère (OBEPEDIA). Objectif de la démarche : offrir à ces enfants et adolescents ainsi qu’à leurs proches une réponse médicale adaptée, globale et opérationnelle, à partir d’un projet médical partagé entre l’équipe d’un centre spécialisé obésité (CSO) et les autres professionnels de proximité. Pour ce type de prise en charge longue et spécifique, des coopérations organisées entre tous ces acteurs sont nécessaires, que ce soit en établissement de santé ou en structure de ville.

A l’issue de la procédure de sélection, 6 CSO ont été retenus pour l’expérimentation : ceux d’Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy et Toulouse. Ceci, sur la base d’une grille d’évaluation comprenant des pré-requis et des critères précis (notamment sur des spécificités territoriales et organisationnelles ou l’engagement des acteurs) accompagnée de l’avis motivé des agences régionales de santé concernées.

En tant que centres experts, les 6 CSO – dont les équipes seront renforcées – organiseront et coordonneront leurs filières de prise en charge. Les professionnels seront présents autour de l’enfant/adolescent et de sa famille pour impulser et soutenir la mise en place des stratégies de changement de comportement. Pour cela, ils pourront s’appuyer sur des structures existantes telles que les réseaux territoriaux multithématiques, les réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité (RéPPOP) et les plateformes territoriales d’appui (PTA).

Tout en conservant la responsabilité du parcours de soins, les médecins traitants pourront bénéficier d’un soutien d’autres professionnels (infirmiers, kinés, diététiciens, psychologues…) pour coordonner les interventions et le maintien des liens avec les familles, en cabinet et à domicile. Les modalités de financement de l’expérimentation sont en cours de finalisation, pour un démarrage prévu en 2018.

L’enjeu est fort pour les 3 ans à venir : il s’agit de modéliser et d’évaluer le parcours obésité pédiatrique sévère depuis le CSO jusqu’au domicile pour une cohorte de 80 à 100 patients par centre, soit 480 à 600 enfants/adolescents au total.

Source : Ministère de la Santé

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