Hôpital public: les médecins plus critiques que les patients

Comment les médecins  jugent l’évolution de l’hôpital public ? Selon une enquête TNS Sofres pour la Fédération hospitalière de France (FHF) et publiée à l’occasion d’Hôpital Expo (*), 28% des médecins interrogés en sont très ou assez satisfaits. Un résultat à mettre en miroir avec les réponses des Français, interrogés il y a quelques semaines sur le même sujet (Baromètre 2012 TNS Sofres « Les Français et l’hôpital »), et qui ont été 45% à se déclarer satisfaits de l’évolution de l’hôpital.
Le sondage montre que les médecins hospitaliers sont les plus critiques avec 18% s’en déclarant très ou assez satisfaits, contre 32% qui n’en sont pas du tout satisfaits.  A l’inverse, les médecins généraux libéraux en sont plus satisfaits (41% de très ou assez satisfaits).
Les attentes des médecins vis-à-vis du nouveau quinquennat
Pour l’ensemble des médecins interrogés les deux priorités de la nouvelle ministre de la Santé, Marisol Touraine, doivent être la lutte contre les déserts sanitaires et une meilleure organisation entre la médecine de ville et l’hôpital.
La lutte contre les zones géographiques sous-médicalisées doit être une priorité pour 79% des médecins interrogés qui la cite en première, deuxième ou troisième position à partir d’une liste.
L’amélioration des relations entre médecine de ville et hôpital recueille presque autant de suffrages (76%). Parmi les médecins d’Ile de France cette priorité est citée en premier par 40% d’entre eux.
L’encadrement des dépassements d’honoraires n’est cité en première position que par 12% des médecins et en 1e, 2e ou 3e position par 43%. Si cette mesure, promise par le président François Hollande et plébiscitée par l’ensemble des Français n’est pas pour eux une des premières priorités, 81% cependant s’y déclarent favorables si l’encadrement est effectué « de manière identique en ville, en clinique et à l’hôpital ».
S’agissant des seuls médecins hospitaliers, le sondage montre qu’ils sont encore réservés sur les associations de patients, 48% souhaitant qu’elles jouent un plus grand rôle, contre 52% qui ne le désirent pas.
Interrogés sur la perspective de nouvelles réformes, les médecins hospitaliers sont 67% à considérer qu’il « faut faire une pause pour réfléchir à de nouvelles réformes », alors que seuls 25% souhaitent une nouvelle réforme « rapidement » et que 8% disent qu' »il faut stopper toute réforme ».
Ce sondage a été réalisé du 27 avril au 4 mai 2012 auprès d’un échantillon national de 803 médecins dont : 402 médecins hospitaliers, 201 médecins spécialistes libéraux et 200 médecins généralistes libéraux. L’échantillon a ensuite été redressé pour que l’ensemble des réponses soit représentatif du corps médical.
(*) HOPITAL EXPO & Hit Paris 2012 se tiennent du 22 au 25 mai à PARIS Porte de Versailles.
Source : FHF