L’association de consommateurs CLCV a mené l’enquête sur les étiquettes de produits à base de poisson (surimis, panés, parmentiers, etc…) afin d’évaluer leur qualité ainsi que l’information fournie aux consommateurs. Selon elle, l’analyse des étiquetages montre que l’information est très souvent imprécise notamment sur la nature et la qualité des poissons utilisés.

Premier constat de l’association : » dans les produits transformés, l’utilisation de filets de poisson est rare (hormis dans les panés) puisqu’elle ne concerne que 20 % des 70 références de notre échantillon. Le plus souvent, la matière première est de la chair de poisson que l’on retrouve dans les surimis, les parmentiers et dans la plupart des croquettes et rillettes de poisson », indique-t-elle en préambule.

L’association souligne ainsi que les termes « chair » ou « chair hachée » de poisson ont une définition assez imprécise :  il peut s’agir de « filet haché » mais également « d’une matière première récupérée sur les chutes de filetage, voire sur les arêtes,  après passage de ces co-produits dans des broyeurs et des presses ».

« Selon le procédé employé et l’intensité de la pression exercée, on peut récupérer, mélangée à la chair, une proportion plus ou moins importante de peau et de fragments d’arêtes. Le consommateur n’a malheureusement aucun moyen de savoir s’il a affaire à de la chair à proprement parler ou à ce mélange peu ragoûtant », poursuit la CLCV.

En ce qui concerne la quantité de poisson présente dans les produits,  21 des références étudiées par l’association ne mentionnent pas de manière claire le pourcentage total de poisson. « Il est regrettable que cette information soit si peu transparente car elle en dit long sur les écarts de qualité entre produits », regrette la CLCV. « Certaines soupes de poisson ne comptent que 14% de poisson alors que les produits les plus riches en contiennent 40%. De même, dans les parmentiers de poisson, le pourcentage de poisson varie du simple au double », indique-t-elle également.

Enfin, difficile d’identifier parfois les espèces utilisées. »Les mentions aussi vagues que « poissons » ou « poissons blancs » sont malheureusement très fréquentes : elles concernent la moitié des produits de notre échantillon », note enfin la CLCV.

Face aux constats de son étude, l’association demande aux pouvoirs publics de « redéfinir en lien avec les professionnels et les consommateurs des règles d’étiquetage de ces produits permettant aux consommateurs de comparer et tout simplement de savoir ce qu’ils mangent ».

Consulter l’enquête détaillée sur le site de l’association.

Source: CLCV

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