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Folates: les futures mamans françaises ne profitent pas de leurs bienfaits

Selon une enquête[1] réalisée dans 4 pays européens, les femmes françaises, enceintes ou planifiant leur grossesse, sont les moins bien préparées à cette situation en Europe : seulement 30% des primipares prennent des suppléments nutritionnels en acide folique seul ou sous forme d’association avec des suppléments nutritionnels.

En complément d’un régime alimentaire riche en folates, il est recommandé à toutes ces femmes de prendre des suppléments nutritionnels leur apportant 400µg (microgrammes) de folates par jour lorsqu’elles planifient leur grossesse et ensuite pendant le premier trimestre de grossesse².

Les femmes polonaises sont les plus attentives aux prescriptions : 80% des jeunes mamans observent ces recommandations. En comparaison, 60% des jeunes mamans belges et allemandes prennent des supplémentations en folates ou des suppléments nutritionnels de grossesse, comme cela est recommandé.

Une des raisons qui explique que les femmes ne suivent pas les recommandations officielles est qu’il semble facile de répondre aux besoins nutritionnels pendant la période de grossesse en s’en tenant à son régime alimentaire habituel. Néanmoins, sans supplémentation, l’apport en folates n’est que de 122µg à 339µg par jour en Europe[3], ce qui prouve la difficulté de couvrir les besoins en folates pendant la grossesse en s’appuyant sur son alimentation habituelle. Par exemple, un apport en folates de 400µg par jour dans son alimentation équivaut à consommer 13 oranges, 20 bouquets de brocolis ou 38 pommes !

Cette enquête a également révélé que les femmes françaises multipares, ayant déjà eu minimum un enfant, sont plus susceptibles de prendre de l’acide folique au cours de leurs grossesses suivantes que les primipares (50% contre 30%). De plus, le suivi d’un traitement en folates s’avère également plus probable dès confirmation de la grossesse. Toutefois, les recommandations internationales préconisent que la supplémentation intervienne au moins 1 mois avant le début de la grossesse pour assurer un apport suffisant en folates dans le sang avant la conception.

Le Docteur Thierry Rousseau, gynécologue-obstétricien et coordonateur du Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal de Dijon, a déclaré : « Il semble que de nombreuses femmes européennes, et les femmes françaises en particulier, manquent d’informations essentielles en matière de supplémentation en acide folique. Le plus souvent, un régime alimentaire normal ne couvre pas les besoins indispensables avant et pendant la grossesse. Les gynécologues jouent un rôle important dans le relais du message à toutes les femmes, et particulièrement à celles qui planifient leur grossesse pour la première fois. »

*primipare : maman ayant un enfant pour la première fois.
1- Femibion Pregnancy Planning Survey
 : enquête relative à la planification de la grossesse réalisée auprès de 651 femmes, de mai à juillet 2012.

2- Collège National des gynécologues obstétriciens de France – RECOMMANDATIONS pour la PRATIQUE CLINIQUE – SUPPLÉMENTATIONS au cours de la GROSSESSE (5 décembre 1997)

3 – Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : ESCO Report on Analysis of Risks and Benefits of Fortification of Food with Folic Acid (rapport ESCO relatif à l’analyse des risques et bienfaits de l’enrichissement en acide folique des produits alimentaires), octobre 2009. Disponible sur : (http://www.efsa.europa.eu/fr/supporting/doc/3e.pdf 

SOURCE:  Merck Consumer Health

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17 septembre 2012