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Distilbène: trois générations seraient concernées par ses effets

Selon une étude épidémiologique, menée par le professeur Charles Sultan, du Centre hospitalier régional universitaire Lapeyronie de Montpellier, les conséquences de l’utilisation de cette hormone de synthèse (le diéthylstilbestrol ou DES) concerneraient aujourd’hui trois générations.

Les chercheurs ont ainsi estimés que les petits-enfants des femmes traitées par le diéthylstilbestrol (DES) auraient 40 à 50 fois plus de risques de souffrir d’hypospadias, une malformation congénitale de l’urètre. En moyenne, « 8,2% des garçons issus « de grands-mères distilbène » souffrent de cette malformation, contre 0,2% de la population », précise Nicolas Kalfa, chirurgien-pédiatre, auteur d’une analyse publiée dans la revue Fertility and Sterility.

Les scientifiques se demandent désormais si « le bisphénol A et d’autres perturbateurs endocriniens risquent d’avoir un effet transgénérationnel » chez l’homme. Le Pr Sultan préconise « de réduire de 100% l’utilisation des pesticides et des polluants chimiques qui agissent en tant que perturbateurs endocriniens ».

De graves séquelles chez les enfants exposés in utero
Cancers du col de l’utérus et du vagin, malformations gynécologiques à l’origine de fausses couches… Cette hormone de synthèse a été reconnue responsable de graves séquelles chez les enfants exposés in utero, en particulier chez les filles. Commercialisé sous la marque Distilbène, le diéthylstilbestrol (DES) a été prescrit entre 1948 et 1976 en France aux femmes enceintes, afin de prévenir les risques de fausses couches et de prématurité et pour traiter les hémorragies de la grossesse.

Source : Libération

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5 avril 2011