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Alimentation : des scientifiques s’opposent à l’étiquetage nutritionnel de Carrefour

Dans une tribune publiée dans le Journal International de Médecine, des spécialistes de la nutrition et de plusieurs spécialités médicales s’opposent au système d’étiquetage nutritionnel simplifié proposé par le groupe Carrefour, lui demandant d’y renoncer.

Ainsi, ce sont 80 spécialistes de la Nutrition, de la Santé Publique, de la Pédiatrie, de la Cardiologie et d’autres spécialités médicales, des professionnels de santé et de promotion de la santé ainsi que des associations et des sociétés savantes, qui viennent de signer une tribune parue dans le Journal International de Médecine le 13 octobre à l’occasion de l’annonce par le groupe Carrefour du système d’étiquetage nutritionnel simplifié qu’il souhaite mettre en place avant la fin de l’année sur l’emballage de ses produits de marque.

Selon les signataires, « l’engagement d’un grand opérateur économique pour promouvoir la transparence sur la qualité nutritionnelle des aliments serait tout à fait intéressant s’il répondait réellement à une démarche de santé publique en cohérence avec la dynamique actuellement proposée par le Ministère de la Santé ».

Selon eux,  le système proposé est « particulièrement critiquable car les seuils, la forme et les messages retenus ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par des experts indépendants et des consommateurs ». Autre grief, « il est mis en place sans attendre le cadre d’un système unique officiel validé par les pouvoirs publics ».

Les signataires de la tribune demandent ainsi au groupe Carrefour de « renoncer à la mise en place de son système inacceptable sur le plan scientifique et de santé publique et de reprendre son initiative dès que le système unique validé par les pouvoirs publics sera officialisé ».

Par ailleurs, les scientifiques appellent les pouvoirs publics à publier dès maintenant le format de cet étiquetage correspondant au système coloriel à 5 couleurs proposé dans le rapport Hercberg et s’appuyant sur les seuils officiels fixés par l’ANSES, et aux parlementaires de voter le principe d’un étiquetage nutritionnel simplifié unique, tel qu’il figure dans le projet de Loi de Santé Publique qui sera discuté prochainement au Parlement.

Source : SFSP

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13 octobre 2014