Rappelez-vous. Fin 1999, des tempêtes classées au 4ème rang des catastrophes naturelles frappaient la France. L’ouragan Lothar du 26 décembre 1999 et l’ouragan Martin des 27 et 28 décembre 1999 ont provoqué des dégâts sans précédent dans la forêt française.

Un huitième de notre forêt (environ deux millions d’hectares) a été parcouru par des vents supérieurs à 140 km/h. La moitié des départements français a relevé des dégâts importants dans ses forêts : 144 000 ha détruits en forêts publiques et 45 millions de m3 de chablis, soit 520 M€ estimés pour déblayer et reconstruire la forêt.

Reconstruire et tirer les leçons

Les effets ont été durables sur la filière bois. L’afflux trop important de bois sur le marché a fait effondrer son cours en 2002. Le budget de l’Organisation Nationale des Forêts (ONF) a été durement affecté jusqu’en 2005, année du retour à l’équilibre grâce aux aides de l’Etat et d’une réforme de son organisation initiée en 2002.

La stratégie de l’ONF a été de reconstruire la forêt pour 1/3 par des plantations et 2/3 en privilégiant et accompagnant la régénération naturelle. Point positif : les tempêtes de 1999 ont été riches d’enseignements pour l’ONF.  Aujourd’hui, les forestiers savent mieux anticiper ces aléas climatiques. Ils adaptent leurs techniques sylvicoles afin d’offrir, demain, une forêt plus résistante compatible avec le maintien de la biodiversité.

Et demain, quel avenir pour la forêt ?

La forêt française est la troisième de l’Union Européenne par la superficie et la première en volume sur pied. L’intérêt de la filière forêt-bois est double dans la lutte contre le réchauffement climatique :

– le bois est une énergie renouvelable avec un bilan CO2 neutre contrairement aux énergies fossiles,

– le bois, matériau renouvelable, stocke du carbone, et peut remplacer avantageusement, notamment dans la construction, d’autres matériaux dont la fabrication génère du CO2, Ainsi 1 m3 de bois utilisé dans le bâtiment représente 1 tonne de CO2 stockée, à laquelle s’ajoute 0,7 tonne de CO2 économisée (en moyenne) par substitution à un autre matériau.

C’est pour «réarmer» la filière bois française (filière au sens de l’ensemble des utilisations du bois) que le chef de l’Etat, à la suite du Grenelle de l’Environnement et des Assises de la forêt, a lancé en mai dernier un nouveau plan pour une meilleure valorisation de la forêt française. Une filière qui avec 450 000 emplois, autant d’emplois que l’industrie automobile, constitue cependant le deuxième poste de déficit de la balance commerciale après l’énergie. Les entreprises d’exploitation forestière et les scieries ont pu, grâce aux subventions du plan chablis, se moderniser en s’équipant de machines d’abattage et de matériels de scierie plus performants.

En savoir plus : www.onf.fr

Source : ONF

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