Plan national de lutte contre le VIH/SIDA 2010-2014 : priorité au dépistage

Le ministère de la santé vient de rendre publique sur son site web la version définitive de son plan national de lutte contre le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles 2010-2014″. Son principal objectif : banaliser le dépistage en direction de la population générale.

Aujourd’hui, en France, on compte près de 7 000 nouvelles infections par le VIH chaque année. Environ 40 000 à 50 000 personnes sont infectées par le VIH sans le savoir. Pour une personne sur cinq, le diagnostic est encore trop tardif, et pourtant le bénéfice d’une prise en charge précoce, et la plus précoce possible, est bien démontré.
 Le plan qui vient d’être publié sur le site du ministère prévoit notamment que le médecin traitant propose le dépistage à toute personne n’ayant jamais été dépistée, même sans facteur de risque, afin d’essayer de réduire le nombre de séropositifs qui s’ignorent. Une campagne de communication sera à cet effet lancée en décembre. Les populations à risque, telles que les homosexuels, les toxicomanes utilisant des seringues ou les migrants, se verront proposer un dépistage chaque année, ainsi que les habitants de Guyane, où l’infection atteint des niveaux épidémiques. 
Concernant le volet prévention, la plan rappelle qu’elle « s’appuie d’abord sur l’utilisation du préservatif ». Il veut aussi promouvoir « la prévention dite combinée » -préservatif et traitement antirétroviral très précoce- pour les séropositifs les plus susceptibles de transmettre l’infection. Le plan se donne comme objectifs de réduire de 50% en cinq ans l’incidence de l’infection par le VIH et du sida et de réduire de 20% la mortalité. Son financement est estimé, hors budget soins, à près de 954 millions d’euros, dont 400 millions à la charge de l’assurance maladie.
Source : Ministère de la santé