Les Hôpitaux de Marseille alertent la population sur une recrudescence de cas de maladies sexuellement transmissibles : MST, VIH et Syphilis. Leur laboratoire de microbiologie a révélé une augmentation des gonococcies, de la syphilis et des primo-infections par le VIH en 2012.

Récemment, une recrudescence a été enregistrée : sept cas de gonococcies ont été diagnostiqués en septembre 2012, alors que le nombre moyen était de 1,2 cas (extrêmes: 0-3 cas) de janvier 2005 à août, un pic qui correspond aussi à 10 fois le nombre de cas de gonococcies diagnostiquées de septembre à décembre 2012 par rapport aux mêmes mois des sept années précédentes.
En hausse également en 2012, les syphilis actives diagnostiquées par sérologie, 2,7 fois plus (164 cas) que durant la période 2005-2011 (de 44 à 84 cas par an, 62 en moyenne).
Progresse aussi le nombre annuel de personnes primo-infectées par le VIH : 1,8 fois plus élevé en 2012 (16 cas) qu’au cours des années 2005-2011 (9 cas en moyenne).

En 2012, 81% des cas de gonococcies, 89% des syphilis actives, et 100% des primo-infections VIH ont été diagnostiquées chez des hommes, dont l’âge moyen était respectivement de 29, 46, et 39 ans. Parmi les cas de primo-infections VIH, le nombre d’hommes touchés explose : le sexe-ratio homme/femme entre les périodes 2005-2010 (37 hommes pour 13 femmes) et 2011-2012 (27 hommes pour 1 femme) (p= 0,014 ).

A l’instar des systèmes de surveillance déployés en Angleterre et au Pays de Galles, la vigie marseillaise fondée sur les diagnostics d’infection est en mesure de détecter en temps réel des changements dans l’incidence des maladies infectieuses. Grâce à ce dispositif, Marseille a été le premier centre européen à repérer et décrire une augmentation des infections sexuellement transmissibles en 2012.

Source : Réseau CHU