Les derniers chiffres des effectifs départementaux dans le secteur social et médico-social viennent d’être publiés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques ( DREES).

L’enquête Aide sociale de la DREES* a été publiée à l’occasion de la journée mondiale du travail social qui s’est déroulée le 20 mars dernier. Selon cette étude, au 31 décembre 2016, on dénombre près de 115 000 personnes affectées au secteur social et médico-social au sein des conseils départementaux de France métropolitaine.

Les effectifs de ce secteur comptabilisent notamment près de 37 000 assistants familiaux ainsi que 35 000 agents administratifs et techniques. L’étude dénombre également plus de 29 000 agents sociaux et éducatifs. Concernant la répartition des personnels hors assistants familiaux, l’enquête de la Dress constate qu’un tiers des effectifs travaille au sein de services polyvalents. Les deux tiers étant ainsi mobilisés au sein de services spécifiques. Autre fait notable, un sixième de ces effectifs se retrouve affecté au secteur de l’aide sociale à l’enfance, et un sixième exerce dans celui de la protection maternelle et infantile.

Un tiers du personnel mobilisé dans l’action sociale polyvalente

Dans son récent rapport, la DREES souligne notamment la forte disparité entre les départements en ce qui concerne leur politique d’organisation des services de l’action sociale et médico-sociale. Un certain nombre de départements vont ainsi privilégier une organisation centrée autour d’un service social polyvalent, quand d’autres, au contraire, vont préférer structurer leur action autour de services spécialisés.

Ainsi, l’étude relève que l’action sociale polyvalente totalise moins de 5 % des effectifs (hors assistants familiaux) en équivalents temps plein (ETP) dans une dizaine de départements. A l’inverse, elle mobilise plus de 45 % des effectifs dans un douzaine d’autres. En moyenne, dans l’ensemble des départements métro­politains, ce sont 30 % des effectifs en ETP qui sont rassemblées au sein de l’action sociale polyvalente. Derrière, on retrouve le secteur de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et celui de la protection maternelle et infantile (PMI) qui font jeu égal et accueillent chacun 17 % de l’ensemble des ETP. Le secteur des personnes âgées et handicapées en totalise, quant à lui, 13% et celui de l’insertion 9 %. Enfin, loin derrière, arrivent les personnels dédiés au secteur de la prophy­laxie sanitaire qui ne réunissent que 2 % du total des effectifs.

Les politiques sanitaire, social et médico-social peuvent ainsi s’articuler différemment selon les départements soulignant ainsi la complexité de ce secteur en forte mutation. Des réalités économiques et sociales locales qui obligent les structures à repenser et à adapter leurs organisations, de même que leurs métiers, ainsi que leurs pratiques professionnelles.

Des sociétés, telles qu’Armonis, proposent d’accompagner et de conseiller au quotidien les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux dans leur mode de fonctionnement et dans leur démarche d’amélioration continue. L’objectif est d’accompagner ces structures afin de les aider à développer des organisations, à enrichir leur savoir-faire et déployer des pratiques adaptées aux règlementations ainsi qu’aux spécificités locales et à la diversité des usagers accueillis.

*   Thomas Vroylandt, Élise Amar (DREES), 2018, « 115 000 personnes travaillent en 2016 dans le secteur de l’action sociale et médico-sociale des départements », Études et Résultats, n°1054, Drees, mars.