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VIH / SIDA : seuls 43% des étudiants utilisent un préservatif à chaque rapport sexuel

Selon une enquête de la SMEREP menée auprès des étudiants et lycéens français*, plus d’1 étudiant sur 10 pense qu’aujourd’hui on guérit facilement du SIDA et près de 60% des étudiants n’utilisent pas de préservatif à chaque rapport sexuel.

Cette étude réalisée à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA, le 1er décembre prochain, révèle ainsi les habitudes de ces derniers en matière de sexualité et notamment sur le port du préservatif qui est loin d’être systématique.

Seuls 43% des étudiants déclarent utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel. Si le principal motif réside dans le fait qu’ils ont un partenaire stable (76%), ils sont 16% à dire que l’utilisation d’un préservatif leur donne l’impression d’avoir moins de sensations (16%) ou encore de donner moins de sensation à leur partenaire (10%). Ils sont enfin 13% à penser qu’ils ne risquent rien.

Côté lycéens français, ils ne sont que 58% à déclarer porter systématiquement un préservatif lors d’une relation sexuelle. Si l’on étudie la population des lycéens d’Ile-de-France ce chiffre monte à 71%.

Un dépistage aléatoire et des connaissances limitées à propos du SIDA
L’étude SMEREP nous apprend, également, que seuls 17% des étudiants de France ayant déjà eu un rapport sexuel se font systématiquement dépister lors d’un changement de partenaire. Ils sont 27% à déclarer ne JAMAIS se faire dépister (39% pour les hommes). Les motifs évoqués : 53% d’entre eux estiment ne pas avoir pris un risque « suffisant », 26% ne savent pas où faire ce type de test, 10% n’aime pas les prises de sang ou encore 7% qui préfèrent ne pas savoir !

Enfin, l’enquête montre que plus d’1 étudiant sur 10 (12%) pense qu’aujourd’hui, grâce aux traitements, on peut guérir facilement du SIDA. Les fausses croyances sur les modes de transmissions du VIH sont répandues. En effet, ils sont 15% à penser qu’une piqûre de moustique peut être à l’origine, 7% qu’il suffit d’embrasser une personne séropositive, ou encore en buvant dans son verre (4%) ou en lui serrant la main (1%)

Côté lycéens, ils ne sont que 13% à déclarer faire un dépistage systématique lors d’un changement de partenaire, 9% si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France. Au niveau des connaissances sur les modes de transmission du SIDA, l’enquête révèle que 2 lycéens sur 10 ont de fausses croyances comme leurs ainés. Enfin ils sont 14% à penser qu’il est facile de guérir du SIDA aujourd’hui.

«L’enquête publiée par la SMEREP met en lumière la désinformation des jeunes au sujet du SIDA, notamment concernant sa guérison et ses modes de transmission. La SMEREP tient donc à rappeler aux lycéens et étudiants l’importance d’être vigilant et de se protéger lors de rapports sexuels.», commente Hadrien Le Roux, Président de la SMEREP.

*    Etude OpinionWay pour la SMEREP réalisée du 29 avril au 25 mai 2016 auprès d’un échantillon de 507 étudiants représentatif des étudiants français et d’un échantillon représentatif de 707 adhérents SMEREP (Ile-de-France)
Etude OpinionWay pour la SMEREP réalisée du 20 mai au 7 juin 2016, auprès d’un échantillon représentatif de 403 lycéens de France âgés de 14 à 22 ans et d’un échantillon représentatif de 368 lycéens d’Ile-de-France âgés de 14 à 22 ans

Source : SMEREP

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17 novembre 2016