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Ondes électromagnétiques : l’Anses émet ses recommandations

Face au développement rapide des technologies, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a formulé mardi ses recommandations pour limiter les expositions aux radiofréquences. Si l’agence ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré, elle pointe toutefois différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal.

Ainsi, les résultats de l’évaluation des risques liés à l’exposition aux radiofréquences « ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré et ne conduit pas à proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition de la population » estime l’Anses. L’agence souligne néanmoins, avec des niveaux de preuve limités, « différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal ». Ils peuvent concerner « le sommeil, la fertilité mâle ou encore les performances cognitives ».

Toutefois, l’Agence note que l’évaluation des risques ne peut être conduite à ce jour pour différents effets potentiels en l’absence de données disponibles chez l’Homme ou chez l’animal et que l’impact potentiel des protocoles de communication mis en œuvre (2G, 3G, 4G) apparaît faiblement documenté.

Par ailleurs, « certaines publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables », pointe l’agence. L’Anses recommande ainsi de limiter les expositions de la population aux radiofréquences – en particulier des téléphones mobiles -, notamment pour les enfants et les utilisateurs intensifs, et de maîtriser l’exposition générale résultant des antennes-relais.
Ondes électromagnétiques : l'Anses émet ses recommandations
Enfin, l’Anses a indiqué qu’elle va allait « approfondir le travail concernant les électro-sensibles, en examinant plus spécifiquement toutes les données disponibles en France et à l’international sur ce sujet qui mérite une attention particulière ».

Les recommandations de l’Anses pour limiter les expositions aux radiofréquences :

– pour les adultes utilisateurs intensifs de téléphone mobile (en mode conversation) : recourir au kit main-libre et de façon plus générale, pour tous les utilisateurs, de privilégier l’acquisition de téléphones affichant les DAS[1] les plus faibles ;

– réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone mobile ;

– poursuivre l’amélioration de la caractérisation de l’exposition du public dans les environnements extérieurs et intérieurs par la mise en œuvre de campagnes de mesure ;

– le développement des nouvelles infrastructures de réseaux de téléphonie mobile doit faire l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions et que les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’exposition environnementaux fassent l’objet d’un examen approfondi ;

– documenter les situations des installations existantes conduisant aux expositions les plus fortes du public et d’étudier dans quelle mesure ces expositions peuvent être techniquement réduites.

– que tous les dispositifs courants émetteurs de champs électromagnétiques destinés à être utilisés près du corps (téléphones DECT, tablettes tactiles, veille-bébé, etc.) fassent l’objet de l’affichage du niveau d’exposition maximal engendré (DAS par exemple), comme cela est déjà le cas pour les téléphones portables.

Source:  Anses

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16 octobre 2013