L’Ordre des pharmaciens s’inquiète du manque de certains médicaments qui frapperait de plus en souvent les officines et les hôpitaux. En cause, « la mondialisation de la fabrication des médicaments ».

Dans une entretien au quotidien Le Figaro, la présidente de l’Ordre des pharmaciens a indiqué que le nombre de médicaments susceptibles de subir une rupture de stocks serait beaucoup plus élevé que le nombre de 45 avancé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

« Sur le mois de septembre, nous avons comptabilisé 539 médicaments manquants », a indiqué Isabelle Adenot, qui se réfère à une expérience pilote réalisée dans 200 officines. Le Figaro rappelle que l’agence du médicament rapporte que les ruptures et risques de rupture en produits indispensables  s’élevaient à 44 en 2008 et 173 en 2012. Parmi les médicaments les plus concernés : ceux du système nerveux (18 %), les anti-infectieux (17 %) et les anticancéreux (11 %).

Selon la présidente de l’Ordre des pharmaciens, cette situation est le fait notamment de « la mondialisation de la fabrication des médicaments ». Aujourd’hui, une grande partie des médicaments est fabriquée dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde. Lorsqu’une usine subit un incident, les répercussions sur la distribution se ressentent au niveau mondial.

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