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Manger sous le coup de l’émotion : un risque de surpoids plus important surtout chez les femmes

Selon des résultats publiés le 10 avril 2013 par l’Unité de recherche en Epidémiologie nutritionnelle Inserm-Inra-Université Paris 13 et issus mettent en évidence dans la cohorte NutriNet-Santé, manger sous le coup de l’émotion est associé à un risque de surpoids plus important.

Les chercheurs ont utilisé  un questionnaire permettant de mesurer la tendance à manger sous le coup d’émotions négatives (ex : se sentir seul, nerveux, déprimé). Des questions types sont « quand je me sens triste, je mange souvent de trop », ou bien encore « lorsque je me sens seul(e), je me console en mangeant ».

Les résultats de cette étude spécifique sur l’émotionalité alimentaire et le surpoids publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition montrent que les femmes ont davantage tendance à manger sous le coup de l’émotion : 20% d’hommes et 52% de femmes indiquaient une forte émotionalité alimentaire.

De plus, les personnes au régime ont davantage tendance à manger sous le coup de l’émotion : 35% des personnes n’ayant jamais fait de régime amaigrissant avaient une forte émotionalité alimentaire, contre 58% des personnes ayant fait un régime dans le passé, et 71% des personnes au régime lors de l’étude.

Les personnes ayant davantage tendance à manger sous le coup de l’émotion ont un risque plus élevé d’être en surpoids que les autres.

L’association entre émotionalité alimentaire et surpoids est la plus forte chez les femmes n’ayant jamais fait de régime.

Une association entre émotionalité alimentaire et surpoids était également observable chez les hommes avec peu de différence en fonction de la pratique ou non de régimes amaigrissants.

« Cette étude fournit des informations nouvelles sur l’association entre les facteurs psychologiques et le surpoids. Elle montre que les femmes et les personnes au régime ont particulièrement tendance à manger sous le coup de l’émotion. De plus, elle indique un risque plus élevé d’être en surpoids chez les personnes mangeant fréquemment sous le coup de l’émotion (un risque plus de 2 fois supérieur), particulièrement chez les femmes n’ayant jamais fait de régime (un risque de 5 fois supérieur dans ce groupe) », expliquent les chercheurs).

Ces résultats ouvrent la voie à de futures études sur les relations entre les facteurs psychologiques, le surpoids et l’obésité dans la cohorte NutriNet-Santé.

Référence : Gender and dieting modify the association between emotional eating and weight status. American Journal of Clinical Nutrition, Avril 2013

Source : CNRS

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13 avril 2013