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Maladies neurodégénératives : près d’un Français sur deux cacherait sa maladie au travail

Selon une enquête TNS Sofres (*) menée pour l’Espace éthique, face aux enjeux de leur vie professionnelle et personnelle, la quasi-totalité des Français (plus de 9 sur 10) voient au moins une bonne raison de ne pas révéler une maladie neurodégénérative, que ce soit la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques.

A l’occasion de sa 4ème Université d’été qui se tiendra du 6 au 9 octobre 2014, l’Espace éthique a demandé à TNS Sofres de réaliser une étude pour comprendre comment les Français imaginent vivre avec la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques, les deux maladies neurodégénératives les plus fréquentes après Alzheimer.

La maladie de Parkinson est davantage connue dans la population française que la sclérose en plaques. 7 Français sur 10 déclarent savoir ce qu’est la maladie de Parkinson pour un peu plus de 5 sur 10, la sclérose en plaques. Mais pour ces deux maladies, la connaissance apparait superficielle. Seuls 18% des Français déclarent ‘très bien’ connaitre la maladie de Parkinson et 15% la sclérose en plaques.

C’est d’abord pour préserver sa vie professionnelle que près d’un Français sur deux (47%) ne révélerait pas sa maladie, une difficulté particulièrement ressentie chez les cadres. Les conséquences auprès des banques et assurances n’arrivent qu’au second plan (pour 37% des Français dans le cadre de la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques).

Une partie des Français aimerait aussi pouvoir vivre comme avant le plus longtemps possible (35% pour la maladie de Parkinson et 37% pour la sclérose en plaques). Ils sont quasiment aussi nombreux à vouloir préserver leurs proches (34% pour Parkinson et 33% pour la sclérose en plaques) en cachant leur maladie.

« Peur des moqueries ou du regard des autres »

Pour plus d’un quart des Français (27%), on aurait intérêt à cacher être atteint de la maladie de Parkinson par peur des moqueries ou du regard des autres. Cette peur est plus forte chez les jeunes : plus d’un tiers des étudiants cite la crainte des moqueries (35%). Conséquence probable, les jeunes sont aussi plus nombreux à vouloir préserver leurs proches en cachant ces maladies (près d’un quart des 15-24 ans).

La LOL culture peut-elle, est-elle en train d’aggraver ces craintes ? L’analyse des conversations sur le web sur la maladie de Parkinson a montré le recours récurrent et facile à la maladie de Parkinson dans des traits « d’humour » ou blagues de mauvais goût (quand on parle de la maladie de Parkinson sur le web, c’est le 1er sujet de conversation) : cette banalisation des moqueries renforce certainement (à tort) le sentiment de connaissance de la maladie de Parkinson dans la population, tout en excluant les malades.

* L’étude « Quelle place pour les maladies neurodégénératives dans la société ? Maladie de Parkinson, sclérose en plaques quel est le regard des Français ? » a été menée auprès de 1 004 Français âgés de 15 ans et plus interrogés par téléphone du 18 au 20 septembre 2014.

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6 octobre 2014