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Le perchloréthylène bientôt interdit dans les pressings

Un projet d’arrêté ministériel devrait interdire le perchloroéthylène, un solvant utilisé pour le nettoyage à sec dans les pressings et les laveries automatiques et classé comme cancérogène suspecté de catégorie 3 par l’Union Européenne, dans toutes les nouvelles installations en France.

En effet, en cas d’exposition fréquente et intense, le perchloréthylène [1] peut se révéler toxique pour les reins et le système nerveux, et provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires, ainsi que des vertiges et des nausées.

Le ministère de l’Ecologie a mis en consultation, fin 2011, un projet d’arrêté ministériel encadrant les installations de nettoyage à sec utilisant du perchloroéthylène. Ce document prévoit notamment dans sa version actuelle :

• L’interdiction de toute nouvelle installation fonctionnant au perchloroéthylène située dans des locaux contigus à des habitations.

• La suspension de l’activité des pressings si la valeur d’action rapide de 1250 µg/m3 recommandée par le Haut Conseil de santé publique est dépassée dans les appartements et locaux contigus aux pressings.

• L’arrêt progressif des installations existantes fonctionnant au perchloroéthylène :◦au plus tard au 1er janvier 2018 pour les installations n’étant pas de marque NF, ◦au plus tard au 1er janvier 2022 pour les installations de marque NF, sauf à respecter certaines distances de rejet par rapport aux bâtiments voisins, [2] ◦en tout état de cause, interdiction d’exploiter une machine au perchloréthylène âgée de plus de 15 ans à partir de 2014.

Les ministères ont parallèlement chargé l’ANSES et l’INERIS de mener des travaux d’évaluation des risques potentiels associés aux produits utilisés en substitution du perchloréthylène.

Un projet de décret rend contraignante une nouvelle valeur limite 8 heures à 138 mg/m3. Son entrée en vigueur est prévue au 1er juillet 2012.

Source:
visuel : ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

[1] Il est classé par l’Union Européenne comme cancérogène suspecté de catégorie 3 (ce qui signifie que les effets sont possibles mais que les preuves sont insuffisantes pour conclure). Le CIRC le classe quant à lui comme un cancérigène probable (catégorie 2A).

[2] Il est classé par l’Union Européenne comme cancérogène suspecté de catégorie 3 (ce qui signifie que les effets sont possibles mais que les preuves sont insuffisantes pour conclure). Le CIRC le classe quant à lui comme un cancérigène probable (catégorie 2A).

 

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23 avril 2012