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Journée mondiale contre le cancer : pensez à vous protéger du soleil !

A l’occasion de la journée mondiale contre le cancer* le 4 février 2011, l’Union internationale contre le cancer (UICC) met l’accent sur l’importance de la prévention, qui peut réduire de manière significative la mortalité par cancer. Parmi les facteurs de risque évitables, l’exposition aux UV solaires et artificiels représente en effet une cause majeure des mélanomes cutanés, la forme la plus grave des cancers de la peau.

Chaque année dans le monde, on diagnostique 12.7 millions de nouveaux cas de cancers et 7,6 millions de personnes décèdent de la maladie. Si aucune action immédiate n’est engagée, les experts de l’OMS estiment que le nombre de décès imputables aux cancers atteindra 12 millions en 2030. Or, un tiers de ces décès pourrait être évité par la prévention, un autre tiers par le dépistage et le traitement précoces.

L’Institut National du Cancer s’associe à cette campagne et insiste particulièrement sur la prévention de l’exposition aux UV, qui s’inscrit dans les grands axes du Plan cancer 2009-2013 : l’action 12.5 prévoit de nouvelles actions d’information et d’évolutions réglementaires dans ce domaine.

Parmi les facteurs de risque évitables, l’exposition aux UV solaires et artificiels représente en effet une cause majeure des mélanomes cutanés, la forme la plus grave des cancers de la peau. Selon les estimations de l’lnVS, on en a diagnostiqué 3873 nouveaux cas chez les hommes et 4382 chez les femmes en 2010 en France. Selon le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), près de 70% des mélanomes cutanés seraient dus à l’exposition solaire. Par ailleurs, le CIRC a classé les UV artificiels dans le groupe des agents cancérogènes pour l’homme (Groupe 1). De ce fait, la prévention de l’exposition aux ultraviolets représente un enjeu sanitaire important.

Se protéger du soleil : les cinq grands principes

Il est essentiel de respecter cinq grands principes pour se protéger du risque UV :

  1. Eviter de s’exposer au soleil au milieu de la journée, entre 12h et 16h ;
  2. Pour les activités en plein air, il faut rechercher l’ombre ;
  3. Se couvrir car la protection vestimentaire est celle qui stoppe le mieux les UV ;
  4. Renouveler souvent l’application de crème solaire haute protection anti-UVB et UVA ;
  5. Protéger tout particulièrement les enfants et adolescents.

 Il faut aussi savoir que la sensibilité individuelle aux UV est hétérogène et que le risque de cancer cutané dépend notamment du phototype :

 

Les dangers des UV artificiels

 

 

L’INCa rappelle que la pratique du bronzage par UV artificiels est fortement déconseillée pour plusieurs raisons :

– les UV artificiels, tout comme les UV naturels sont des agents cancérogènes ;
– l’exposition aux UV artificiels n’entraîne aucun bénéfice pour la santé ;
– tout bronzage est une réaction de la peau à une agression par les UV ;
– augmenter sa dose totale d’UV reçue en une année (en plus des vacances et des activités en plein air), c’est augmenter son risque de développer un cancer cutané ;
– contrairement au bronzage acquis par le soleil, le bronzage par exposition aux lampes de bronzage UV n’est pas (ou très peu) associé à un épaississement cutané à l’origine du mécanisme de protection naturelle de la peau ;
– la pigmentation de la peau acquise par les séances d’UV artificiels peut donner, à tort, un sentiment de protection qui diminuerait la vigilance des personnes vis-à-vis d’expositions solaires ultérieures ;
– les signaux d’alerte (coup de soleil notamment) qui existent lors d’une exposition au soleil sont absents dans le cas d’une séance de bronzage en cabine. En effet, l’effet coup de soleil des UVA est retardé par rapport à celui du soleil et la sensation de chaleur du soleil, due aux infrarouges, n’existe pas dans les cabines qui sont ventilées et rafraîchies.

Il est rappelé notamment que les appareils UV ne doivent pas être utilisés par des personnes brûlant sans bronzer au soleil, par les mineurs ou par les personnes présentant ou ayant présenté un cancer de la peau ou une condition prédisposant à ces cancers.

 L’Institut National du cancer a d’ailleurs publié en avril 2010 le rapport « Installations de bronzage UV. Etat des lieux des connaissances sur les risques de cancers » réalisé suite à la demande de la DGS. Il fait le point du risque de cancer associé à la pratique du bronzage par UV artificiels au regard des dernières publications scientifiques et du contexte réglementaire français.

L’Institut a également publié la fiche repère « Rayonnements ultraviolets et risques de cancer« , qui dresse l’état des connaissances en date du 22 juillet 2010. Enfin, l’INCa contribue aux campagnes de prévention solaire lancées chaque année par l’INPES avant l’été

 Source : INCa

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4 février 2011