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Douleurs neuropathiques : 6,9% des Français en souffrent sans le savoir

Mal connues, les douleurs neuropathiques sont sous diagnostiquées. Mal soignées (1), elles évoluent vers la douleur chronique qui impacte fortement la vie quotidienne. Certains symptômes caractéristiques doivent alerter le patient ou le professionnel de santé : brûlures, fourmillements, décharges électriques…

La douleur neuropathique est une douleur chronique. Elle peut résulter d’une lésion au niveau des nerfs qui normalement sont chargés de détecter la douleur, ou d’une atteinte du système nerveux central qui assure la transmission des signaux de la douleur, comme la moelle épinière ou le cerveau. (2)

Elle constitue souvent une complication d’une maladie ou d’une chirurgie et peut persister longtemps après la guérison de la cause initiale, comme dans le cas du zona par exemple. En fonction de l’origine des nerfs lésés, on distingue la douleur neuropathique périphérique (nerfs périphériques) et la douleur neuropathique centrale (moelle épinière ou cerveau).

Atteinte du nerf périphérique
Les causes de la douleur neuropathique périphérique sont multiples. Les plus fréquentes sont le diabète (neuropathie diabétique) et le zona (névralgie postzostérienne). La prévalence de la neuropathie diabétique serait proche de 50% lorsque l’ancienneté du diabète atteint ou dépasse 25 ans (3) et celle des douleurs post-zostériennes serait de 10 à 15%. (4)

Les radiculalgies liées aux lombosciatiques sont également très fréquentes. Les autres causes sont l’infection par le VIH, le cancer (ou son traitement), les traumatismes, les interventions chirurgicales (d’une hernie discale par exemple), une amputation (« membre fantôme »)…

Atteinte du système nerveux central
Parmi les causes les plus fréquentes, on peut citer : un traumatisme médullaire, l’accident vasculaire cérébral, la sclérose en plaques, les tumeurs du cerveau ou de la moelle épinière, la maladie de Parkinson…

Des signes qui doivent alerter …
Le premier critère important à prendre en compte et qui permet également de différencier une douleur neuropathique est qu’elle ne répond pas aux antalgiques usuels, notamment aux anti-inflammatoires.

De nombreuses personnes atteintes d’une douleur neuropathique ne la décrivent pas comme une douleur. Elles parlent plutôt d’une sensation de brûlure, une impression d’étau, d’arrachement sur lequel se greffent des accès de douleurs fulgurantes (paroxystiques) à type de coups de poignard, de chocs électriques associés à des sensations bizarres, souvent très désagréables, comme des picotements, des fourmillements, des engourdissements…

Parfois, le moindre effleurement à un endroit indemne de toute lésion, peut provoquer une douleur insupportable (hyperesthésie). Les malades ressentent ces sensations de façon quotidienne, parfois pendant des années.

Ces douleurs ont des répercussions importantes sur la qualité de vie et s’accompagnent fréquemment d’insomnie, d’anxiété ou de dépression.

Une douleur chronique qui se soulage
Associées à une lésion du système nerveux, les douleurs neuropathiques ne sont que peu ou pas soulagées par les antalgiques simples et les anti-inflammatoires. Le traitement médicamenteux repose en première intention sur l’utilisation des antidépresseurs tricycliques, de certains antiépileptiques. La posologie est instaurée progressivement et le traitement doit être poursuivi au minimum six mois. Les opioïdes forts et certains patchs anti-douleurs peuvent être prescrits en seconde intention.

Parmi les traitements non médicamenteux, on peut citer la relaxation, la neurostimulation électrique transcutanée… Les solutions chirurgicales sont réservées aux douleurs résistantes aux autres traitements.

Un site pour apprendre à les dépister
Apprendre à les dépister, c’est améliorer la prise en charge du patient. C’est dans cet objectif que Pfizer, en collaboration avec les associations de patients (Association Française pour vaincre les douleurs (AFVD), Association contre les spondylarthropathies (ACS), Association Française de lutte anti-rhumatismale (AFLAR)) et le Cercle d’étude de la douleur en rhumatologie, a notamment lancé un site internet www.douleurnonidentifiee.com sur la douleur neuropathique.

Ce site pratique et pédagogique apporte de nombreuses informations au grand public : symptômes, traitements, associations, … Les patients peuvent lire les témoignages de personnes souffrants de ce type de douleurs mais surtout remplir un questionnaire d’auto-dépistage en ligne qui les aidera ensuite à en parler au médecin.

A savoir : selon l’enquête épidémiologique STOPNEP (STudy Of Prevalence of Neuropathic Pain), initiée par Pfizer en 2007 sur 31,7% de personnes souffrant de douleurs chroniques, 21,7% ont des douleurs neuropathiques. Les femmes sont plus touchées que les hommes (60, 5%) et les douleurs augmentent avec l’âge avec un pic entre 50 et 64 ans.

Références :
(1) Bouhassira D, Lantéri-Minet M, Attal N, et al. STOPNEP. Prevalence of chronic pain with neuropathic characteristics in the general population. Pain 2008; 136:1-9.
(2) Ro LS, Chang KH. Neuropathic Pain: Mechanisms and Treatments. Chang Gung Med J. 2005;28(9):597-605
(3) Rosenstock J, Tuchman M, LaMoreaux L, Sharma U. Pain 2004; 110(3) :628-38.
(4) Sabatowski R, Galvez R, Cherry D.A, Jacquot F, Vincent E, Maisonobe P, Versavet M. Le groupe de l’étude 1008-045. Pain 2004 ; 109 (1-2) : 26-35.
(5) Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010. Douleurs vol 7, n°2 avril 2006. Masson.

Source : Pfizer

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10 mai 2010