La Fondation Hospitalière Sainte-Marie renforce sa politique culturelle en signant un partenariat inédit avec l’Atelier Doisneau. Objectif : opérationnel en 2013, le nouveau « pôle médico-social » (Paris 18ème) de la Fondation prendra en charge et accompagnera la dépendance physique et psychique des adultes handicapés vieillissants, personnes âgées dépendantes, des patients souffrant d’Alzheimer et des jeunes autistes.

Un premier programme culturel avec les photographies de Jacques-Henri Lartigue est déjà déployé par la Fondation, depuis 2009, au sein du Centre de Réadaptation et de médecine physique de Paris Sud (Paris 14ème). Ainsi, plus de 50 photographies exprimant le corps et le mouvement avec optimisme et humour sont exposées aux yeux des patients, personnels et visiteurs du Centre, afin de stimuler leur mémoire et leur imaginaire. Sur une idée originale de l’équipe médicale de la Fondation, quelques-unes d’entre elles ont été regroupées en un livret appelé «parcours culturels de ré-éducation». Utilisés par les soignants comme de véritables outils d’échange et de dialogue avec leurs patients, ces parcours ont pour but de les extraire de leur isolement physique ou psychique : c’est la thérapie «Hors les Murs». Le projet a été soutenu par la DRAC et l’Agence Régionale d’Hospitalisation d’Ile-de- France.

Les «ateliers thérapeutiques» pour les patients atteints d’Alzheimer
Dans le cadre de sa prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, en centre d’accueil de jour et en hôpital de jour psycho gériatrique, l’équipe médicale de la Fondation composée notamment d’artthérapeutes et d’ergothérapeutes organise des ateliers d’art-thérapie et de musicothérapie. Depuis mars 2011, des visites du Musée du Louvre sont également organisées et un nouvel atelier a été créé en partenariat avec la Cité de la Céramique à Sèvres (92). Ces ateliers ont pour objectifs de stimuler les facultés créatives et imaginatives des patients et de maintenir leur ouverture sur l’extérieur. Dans leur relation avec leur entourage, ces thérapies nonmédicamenteuses apportent un réel bien-être au patient, permettent une meilleure communication avec les familles et contribuent à apaiser les angoisses et les sentiments dépressifs de certains malades.

Pourquoi avoir créé une direction de la politique culturelle au sein de la Fondation ?
« La Fondation Hospitalière Sainte-Marie accompagne le handicap et la dépendance, à chaque stade de la vie. Dans ce cadre, nos actions s‘appuient sur une politique médicale qui répond à des besoins thérapeutiques spécifiques, tout en proposant des approches et solutions innovantes, lorsque les réponses existantes sont insuffisantes ou inadaptées. C’est à la suite d’un projet architectural et culturel réussi, lancé en 2009 avec la Donation Jacques- Henri Lartigue, que nous avons eu l’intime conviction que la culture fait partie intégrante de la qualité de prise en charge de nos patients et de la qualité du lien « soignant et soigné ». La récente nomination d’un directeur de la politique culturelle, en la personne de Franck Vinsot, architecte-scénographe, confirme l’inscription de la culture dans notre Charte des Valeurs et d’autres projets « culture et soins » attestent de notre volonté de poursuivre et d’intensifier notre politique culturelle, en cohérence avec notre politique médicale.Source : fondation Hospitalière Sainte-Marie » David VIAUD, Directeur Général de la Fondation Hospitalière Sainte-Marie

En quoi consiste la politique culturelle de la Fondation ?
« Précurseur en matière de programmes culturels de qualité, la Fondation élabore, pour chacun de ses projets d’établissement, un partenariat culturel toujours étroitement lié au projet de vie, à la politique médicale et au contexte urbain. Notre politique culturelle est fondée sur le principe d’une «constellation». Il s’agit d’un groupe d’actions menées simultanément, qui consiste, depuis 2005, à : – créer une réponse architecturale contemporaine éloignée des standards hospitaliers et qualifier les espaces de vie des établissements (dimension culturelle de l’espace), – Conduire des programmes d’exposition qui proposent aux patients, aux résidents, au personnel et aux familles, l’accès à des collections, à des oeuvres et des artistes, – Mener des actions plus thérapeutiques, organisées en ateliers. A titre d’exemple, en 2013, nous ouvrirons le premier « pôle médico-social » de l’Ile-de-France qui exposera, de façon permanente, les photographies du célèbre photographe Robert Doisneau autour du thème « instants de vies à Paris ». Les filles de Robert Doisneau nous ont accordé leur confiance dans le cadre d’un partenariat que nous signons ensemble aujourd’hui. Nous sommes très fiers du chemin parcouru depuis maintenant trois ans et nous aurons, à l’avenir, bien d’autres projets à vous présenter. Un des enjeux consistera à inscrire les projets culturels bien en amont, à la racine des projets de vie et d’établissements. Ils seront, toujours aussi innovants, promoteurs de bienêtre pour nos patients, leurs familles et nos personnels. » Franck Vinsot, architecte scénographe, directeur de la politique culturelle Fondation Hospitalière Sainte-Marie

Quel rôle peut jouer cette politique culturelle dans le cadre de la politique médicale ?
« L’environnement culturel est fondamental dans le projet de soins. En effet, l’accompagnement du patient doit être global et orienté vers le retour à son projet de vie, même si celui-ci est parfois profondément modifié par un évènement médical. En cela, l’appréhension des éléments émotionnels et cognitifs doit s’ajouter aux données plus « techniques » d’une démarche de rééducation. Faire fi de ces aspects conduit immanquablement à compromettre le meilleur aboutissement de cette période, parfois longue, que représente un séjour dans un établissement de soins de suite. Intégrer dans l’espace de soins, espace de vie pour un moment plus ou moins prolongé, des oeuvres d’art à contenu choisi et signifiant permet l’humanisation de l’environnement de soin, l’aide à la lutte contre l’anxiété liée au séjour hospitalier et à la crainte du handicap. L’ambiance familière entretenue par la seule présence, même inconsciente, de ces oeuvres permet de rassurer le patient. La décoration standard, convenue, fade et froide habituellement présente dans les établissements de soins, à l’inverse, est de nature à majorer les phénomènes anxieux. Enfin, le choix très méticuleux des oeuvres présentées de même que leur situation dans l’établissement permet de contribuer avec bonheur à la stimulation des patients, stimulation sensorielle, spatio-temporelle, stimulation cognitive et évocation mémorielle par leur contenu fortement signifiant. Les ateliers culturels et thérapies non médicamenteuses proposés aux patients s’inscrivent aussi totalement dans cette politique. » Pr. Gilles Kemoun, directeur de la politique médicale Fondation Hospitalière Sainte-Marie

Source : Fondation Hospitalière Sainte-Marie

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