Depuis 2005, une diminution régulière du taux d’incidence de la légionellose en France s’était amorcée. En 2010, avec 1 540 cas, on assiste à une augmentation de 28 % du nombre de cas par rapport à 2009, soit un taux d’incidence en France métropolitaine de 2,4 pour 100 000 habitants, indique mardi le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

L’augmentation a été plus importante pendant les mois d’août et septembre et dans les régions Est de la France. L’âge médian des cas était de 62 ans, le sexe-ratio homme/femme de 3,2 et la létalité de 11,7 %. La majorité des cas a été diagnostiquée par un test de détection urinaire et une souche a été isolée chez 282 cas (18 %). Une exposition à risque était rapportée pour 34 % d’entre eux. Aucune épidémie (plus de 10 cas) n’a été identifiée en 2010. Ce bilan des cas de légionellose de 2010 montre que la tendance à la baisse observée ces dernières années s’est inversée.

Des études complémentaires sont en cours pour documenter cette augmentation. Les investigations rapides et systématiques ont probablement limité le nombre de cas groupés mais n’ont cependant pas permis d’identifier les sources de contamination de ces épisodes. Selon les auteurs de l’étude, il est donc important de maintenir la sensibilisation de l’ensemble des partenaires afin de documenter les caractéristiques des sources de contamination et améliorer ainsi le contrôle de cette maladie par la mise en oeuvre rapide des mesures de contrôle et de prévention.

Source : InVS