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Prégabaline : attention aux risques d’abus et de dépendance

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde contre les risques d’abus, de mésusage et de pharmacodépendance liés à la prégabaline (Lyrica et génériques).

Ce médicament est indiquée dans le traitement de l’épilepsie partielle et des troubles anxieux généralisés. Lyrica est également autorisée dans la prise en charge des douleurs neuropathiques.

Depuis depuis 2010, les spécialités à base de prégabaline font l’objet de signalements de cas d’abus et de dépendance en France et en Europe, justifiant la mise en place en 2013 d’un suivi national d’addictovigilance.

Le dernier bilan du suivi national d’addictovigilance a notamment mis en évidence « un

Médicaments Pixabay CC0 Public Domain

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détournement des prescriptions avec des falsifications d’ordonnance et des cas de nomadisme médical et/ou pharmaceutique ». Une augmentation de l’utilisation de la prégabaline au sein de populations à risque (sujets traités par des médicaments de substitution aux opiacés ou présentant des antécédents d’abus), pouvant évoluer vers une consommation à finalité non thérapeutique liée à une obtention illégale, a également été constatée.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a ainsi souhaité rappelé  aux professionnels de santé les conditions de prescription de la prégabaline, en particulier chez les patients ayant des antécédents de toxicomanie. « Les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance à la prégabaline, tels que le développement d’une tolérance, l’augmentation des doses et un comportement de recherche du médicament doivent être surveillés chez ces patients », indique l’agence.

Une surveillance particulière a également été mise en place par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) dans le cadre du Plan de Gestion des Risques accompagnant la commercialisation des médicaments contenant de la prégabaline.

Source : ANSM

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1 juillet 2016