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Mise en garde de l’Afssaps contre deux médicaments antidiabétiques

Dans un communiqué, l’Afssaps met en garde contre la possibilité d’un risque accru de cancer de la vessie chez des patients diabétiques traités par pioglitazone (Actos®, Competact®).

La pioglitazone est indiquée dans le contrôle de la glycémie chez les patients diabétiques. Elle a été autorisée dans le cadre d’une procédure européenne centralisée : Actos® (pioglitazone) en 2000, et Competact® (association de pioglitazone et de metformine) en 2006. Ce sont actuellement les seuls médicaments présents sur le marché national pour cette classe d’antidiabétiques.

Ces spécialités font l’objet d’un suivi national de pharmacovigilance par le Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV) de Montpellier depuis leur mise sur le marché. Des signalements récents conduisent à envisager un lien entre une exposition prolongée à la pioglitazone et une augmentation du risque de cancer de la vessie, ce qui pourrait remettre en question le rapport bénéfice / risque de la pioglitazone en traitement chronique chez les patients diabétiques.

Par conséquent, l’Afssaps a lancé avec la Cnam, début 2011, une large étude de cohorte rétrospective chez des patients diabétiques traités par pioglitazone en France entre 2006 et 2009. Cette étude, portant sur plus de 200 000 patients traités, sera près de 7 fois plus importante que la seule étude épidémiologique actuellement disponible. Elle permettra donc de conforter ou d’écarter le risque suspecté à ce jour. Ses premiers résultats seront disponibles fin mai et les résultats définitifs en juillet.

L’Afssaps a en parallèle informé l’Agence européenne du médicament (EMA) de l’augmentation du nombre de cas français de cancers de la vessie rapportés chez les diabétiques traités par pioglitazone. L’EMA a alors initié une réévaluation de la relation bénéfice / risque de la pioglitazone, dont les conclusions sont attendues lorsque les résultats de l’étude française seront connus.

« A ce titre, Il n’y a pas lieu de cesser la délivrance d’Actos® et de Competact® qui ne font pas, à ce stade, l’objet d’une mesure de suspension d’autorisation de mise sur le marché », souligne  l’Afssaps qui rappelle que tout effet indésirable grave et/ou inattendu doit être déclaré par les professionnels de santé aux centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV).

Source : Afssaps

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20 avril 2011