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Les Français encore peu sensibilisés aux économies de papier au bureau

Riposte Verte livre dans le cadre de l’Observatoire de l’éco-responsabilité du tertiaire, les résultats de son enquête  » papier : quelles éco-pratiques au bureau ? ». L’étude livre des conclusions contrastées sur la gestion du papier au bureau. Les entreprises n’informeraient pas assez leurs salariés.

Achats

Préoccupation environnementale principale des français au bureau, le papier est LE symbole d’une politique éco-responsable. D’ailleurs, seuls 7 % des collaborateurs et 12 % des dirigeants ne connaissent pas du tout ses impacts sur l’environnement (énergie, bois, eau…).
Par contre, au moins une organisation sur deux n’analyse pas l’évolution de ses achats et n’intègre pas de critères écologiques à l’achat. Heureusement, 90 % choisissent un papier « courant » pesant moins de 90 g/m².
Les pratiques concernant les impressions externes sont (elles aussi) majoritairement nuisibles pour l’environnement. Une structure sur trois ne communique pas sur le sujet et, malgré l’amélioration d’image qui en résulte, seule une minorité intègre systématiquement des critères environnementaux à leur cahier des charges. Il existe pourtant une multitude d’imprimeurs engagés (chartes Print environnement ou Imprim’vert) avec qui il est toujours facile de privilégier du papier recyclé et/ou plus léger, des encres végétales…

Usages et recyclage

En interne, 99 % des collaborateurs paramètre une taille de police réduite (12 maximum) et 87 % déclarent avoir accès à un copieur multifonctions branché en réseau. Deux avantages pour ces machines : la fonction recto verso utilisée par 80 % des collaborateurs et la fonction « 2 pages en 1 » utilisée par, seulement, 40 % des collaborateurs.
La récupération du papier semi usagé est une éco-pratique concrète et (très) simple à mettre en œuvre qui emporte l’adhésion des dirigeants comme des employés. 70 % des structures tertiaires interrogées utilisent des bannettes pour récupérer le papier semi usagé que 90 % des collaborateurs utilisent comme brouillon.
Après avoir réduit ses consommations et réutilisé le papier, tout acteur responsable devrait faire valoriser ses déchets papier. Or, encore une fois, l’enquête montre que plus d’une structure tertiaire interrogée sur trois ne trie pas ses papiers de bureau. Et, bien souvent, ce sont les mêmes qui ne sensibilisent pas leur personnel aux éco-gestes.
En effet, une petite moitié de collaborateurs déclare n’avoir jamais été sensibilisée sur l’impact de ses pratiques quotidiennes au bureau (45 %) ! Lorsqu’elles sont menées, les principales actions de sensibilisation sont des affichages (37 %) et des courriels (27 %). Faciles et peu coûteuses, elles sont insuffisantes. Elles seraient à compléter par de la formation, faite pour seulement 14 % des personnes interrogées.

En conclusion, s’il apparaît que dirigeants et collaborateurs ont une certaine conscience des impacts environnementaux générés par les papiers de bureau (production, transport, usage…), nombre de pratiques restent contraires au bon sens. Pourtant, les solutions existent mais trop peu sont appliquées.

> En savoir plus : L’étude menée en mai 2010 auprès de 722 personnes en partenariat avec le Fonds Social Européen (FSE) et labellisé Agenda 21, est à retrouver en intégralité (analyse, résultats et commentaires) sur le site de Riposte Verte.

Morgane Boileau
Source : Riposte Verte

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1 août 2010