La pêche au thon rouge ne laisse pas Michel-Edouard Leclerc indifférent. Sur son blog, le distributeur n’hésite pas à qualifier les pêcheurs d’ « espèce menacée ».

Suite à une réunion à laquelle il a participé hier, vendredi 5 février 2010, avec ses responsables en approvisionnement en poissons, Edouard Leclerc aborde son point de vue concernant la problématique du thon rouge : « Il y a les partisans d’un boycott total et ceux qui prônent une démarche plus progressive. Il y a les purs écolos et ceux que la question sociale interpelle. »

Rappel des faits selon Leclerc

Selon lui, «  le problème est simple : 75 % des stocks de poissons exploités dans le monde sont victimes de la surpêche. « Empereur », « flétan du Groenland », « requin Siki »…huit à dix espèces de poissons, identifiées par plusieurs ONG ou organisations scientifiques, seraient déjà inscrites au tableau des poissons disparus. ».

Il profite de l’occasion pour souligner les initiatives de son enseigne qui selon lui aurait déjà commencé l’arrêt progressif de la commercialisation de certaines espèces : « La Scapmarée, société coopérative qui approvisionne environ 370 magasins du groupe, a totalement arrêté d’acheter du « thon rouge » depuis 2007 et la commercialisation, depuis 2008, du « bar » capturé en pêche intensive en période de reproduction. ».

Qui choisir, poissons ou pêcheurs ?

Michel-Edouard Leclerc a tranché. Il rappelle les difficultés de la filière et s’insurge « Le pêcheur aussi est une espèce menacée. C’est l’emploi, ce sont les revenus, c’est la vie familiale de milliers de personnes touchées par cette mutation qu’il faut prendre aussi en considération (…). D’un excès (la surpêche), il ne faudrait pas tomber dans un autre (le boycott) au motif que l’écologie imposerait ses droits, reléguant le social à la notion de dégâts collatéraux. »

Prônant les mérites de sa nouvelle marque de poisson frais « Amiral de Bretagne »,  Edouard Leclerc en appel à une pêche raisonnée où les pêcheurs participeraient à la reproduction des espèces. Avant de conclure : « Le combat pour la biodiversité doit être le nôtre. Mais si l’on veut la mort du pêcheur, qu’on le dise. Sinon, il faut l’accompagner, l’aider à la reconversion et promouvoir les « bonnes pratiques ». »

Source : www.michel-edouard-leclerc.com « Biodiversité : l’écologique et le social en conflit

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