En alternative à l’anesthésie générale, certains hôpitaux utilisent l’hypnose comme nouvelle méthode pour échapper à la douleur. Outre son utilisation pour les opérations en bloc opératoire, la méthode ferait aussi ses preuves dans la gestion de la douleur chronique.

Ainsi, l’hôpital de Nîmes utilise l’hypnose comme nouvelle approche pour la réalisation des endoscopies. Depuis juin 2008, les bons résultats obtenus laissent présager d’autres applications dans de nombreux secteurs au bloc opératoire de cet hôpital mais aussi dans ses services d’hospitalisation.

Comment ça se passe ?

Basée sur la dissociation du corps et de l’esprit, l’état de veille paradoxale, ou transe hypnotique, permet au patient de revivre le souvenir agréable de son choix, préalablement relaté au médecin, alors que se déroulent le pansement, la mobilisation articulaire et l’examen invasif.

Le patient n’est pas endormi, seulement « déconnecté » de la réalité du présent douloureux; ainsi, la durée de l’examen ou du soin est ressentie comme plus rapide que dans la réalité : le patient devient acteur de sa prise en charge.

En cancérologie

L’outil hypnotique se développe en oncologie. Au CHU de Nîmes, un médecin et deux psychologues sont formés et pratiquent déjà l’hypnose. 12 autres professionnels se sont inscrits pour recevoir cet enseignement.

Depuis avril 2010, un Institut rennais dispense un cycle de formation à l’hypnose aux professionnels des services d’oncologie désirant utiliser cette technique complémentaire pour améliorer la prise en charge de la douleur aiguë et de l’anesthésie chez leurs patients.

Les autres méthodes d’hypnose “médicale”

L’hypnose est aussi utilisée pour les patients souffrant de douleurs rebelles et persistantes, après échec des traitements conventionnels ou en complément de ceux-ci.

Sous une autre forme, l’hypnose apparaît pour les soins palliatifs. Par exemple, les médecins ont recours à l’hypnose dans les symptômes de fin de vie : dyspnée , angoisse, stress et pour les douleurs induites par les soins. Les équipes médicales utilisent l’hypnose dite conversationnelle pour un accompagnement personnalisé au plus proche des désirs des patients. L’apprentissage de l’autohypnose, en mobilisant les ressources du patient, le rend acteur de ses soins à cette phase ultime de la vie.

De nombreuses pistes restent encore à explorer, notamment dans la gestion du stress au travail. Des études sont en cours.

Morgane Boileau
Source : CHU de Nîmes

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