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Vente de médicaments en grande surface: Leclerc repart en campagne

A partir du 14 janvier 2011, E.Leclerc lance une nouvelle campagne médias pour sensibiliser les « patients-consommateurs ». Le groupement de distribution réclame le droit de vendre des médicaments à prescription médicale facultative non remboursés, dont il dénonce parallèlement les écarts de prix relevés dans les pharmacies.

« 18 mois après l’instauration de la mesure de libre-accès des médicaments PMF-NR, une nouvelle étude menée par E.Leclerc montre que le prix d’un même médicament peut varier du simple au triple d’une pharmacie à l’autre, dans une même ville », estime le distributeur dans un communiqué publié ce jeudi.
En 2009, E.Leclerc lançait une étude pour observer les prix pratiqués en pharmacie sur les médicaments à prescription médicale facultative non remboursés (PMF-NR) vendus à prix libres et disponibles en libre accès (OTC). Les résultats de cette étude montrait, pour certains produits, des rapports de prix pouvant varier de 1 à 3, soit un écart de 100 à 200 %. Un an plus tard, l’enseigne a commandé une nouvelle étude au cabinet d’analyse économique Bipe. Résultat : sur l’échantillon des 30 références observées dans 5 villes de France, les prix n’ont baissé que de 0,4 % depuis 2009. Les disparités de prix font à nouveau apparaître des écarts pouvant aller du simple au triple.
« La mesure instituant le libre accès à une liste de 313 médicaments PMF-NR, mise en place en juillet 2008, aurait dû permettre une baisse des prix en favorisant une réelle concurrence entre officines. Elle se révèle aujourd’hui inefficace », estime le distributeur.

La précédente campagne du distributeur sur les médicaments déremboursés lui avait valu un procès intenté par trois groupement de pharmaciens, qui avaient dénoncé « une campagne déloyale dénigrant les pharmaciens sous le faux prétexte de défense de l’intérêt général du consommateur ». Déboutés en appel après avoir obtenu en première instance l’arrêt de cette campagne publicitaire, les pharmaciens avaient décidé en avril 2010 de se pourvoir en cassation.
« Lorsqu’un médicament est déremboursé, son prix augmente de manière significative », poursuit Leclerc dans son communiqué, rappelant que « les médicaments déremboursés sont de plus en plus nombreux ».  Dans sa nouvelle campagne publicitaire, Leclerc demande le droit de vendre les médicaments non remboursés dans ses parapharmacies, « sous le contrôle de ses docteurs en pharmacie ».

Source : Communiqué E. Leclerc

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13 janvier 2011