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Une semaine pour rappeler l’importance des vaccins et des rappels

La semaine européenne de la vaccination se déroule du 21 au 27 avril 2012. En France, les récentes « flambées épidémiques » de rougeole et de coqueluche, ont mis en évidence que les Français se vaccinent de moins en moins et oublient de faire leurs rappels.

Tous les pays ont un programme national de vaccination contre les principales maladies infectieuses : diphtérie, tétanos, tuberculose, rougeole, rubéole, méningites… Ces programmes ont notamment permis de faire baisser considérablement le taux de mortalité infantile à travers le monde.

Un rapport de l’Inserm, publié en 2000, a permis de mesurer l’impact de la vaccination sur la population française en comparant la mortalité (nombre de décès) et la morbidité (personnes atteintes de la maladie) avant 1950 et après 1990.  Ces travaux, réalisés par un groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre d’une procédure d’expertise collective sur les perspectives d’évolution en matière de vaccinations, montre que les vaccinations ont contribué, depuis 1950, à diviser par 30 ou plus la mortalité due à certaines maladies infectieuses.

Ce succès incontestable de la politique de vaccination et la quasi-disparition de la diphtérie et de la poliomyélite en France, masquent une réalité plus contrastée, que les récentes « flambées épidémiques » de rougeole et de coqueluche, ont mis en évidence : les Français se vaccinent de moins en moins, ils oublient de faire leurs rappels : l’insuffisance de couverture vaccinale s’accentue avec l’âge et reste plus marquée pour certains vaccins (hépatite B, méningocoque C, vaccin HPV des jeunes filles, rattrapage ROR, rappel pneumocoque).

D’après un rapport de la DGS d’avril 2011 (*), seuls 40% des enfants de 24 mois sont correctement vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Un chiffre alarmant alors que l’objectif affiché est une couverture vaccinale de 95%.  79% des nourrissons ont initié leur vaccination contre l’hépatite B, mais seul un nourrisson sur 2 a reçu une vaccination complète à 24 mois. Le problème majeur reste le rattrapage chez l’adolescent : seuls 4 adolescents sur 10 sont correctement protégés vis-à-vis de l’hépatite B.

Source : Leem

(*) Rapport DGS. Publié à l’occasion Conférence de presse « Mobilisons-nous pour la vaccination ! »  22 avril 2011.

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20 avril 2012