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Traduction médicale : l’erreur de traduction qui mène à l’erreur médicale

Pour pouvoir commercialiser des produits ou des appareils médicaux, les groupes pharmaceutiques se doivent de fournir les notices et étiquettes desdits produits dans la langue officielle du marché qu’ils veulent pénétrer. Les documents relatifs aux études cliniques doivent, eux aussi, être traduits afin de faciliter la communication entre les professionnels de santé et les patients. Ainsi, le travail du traducteur médical est crucial et sa qualité déterminante.

Un texte dit « médical » répond à un certains nombres de caractéristiques spécifiques, aussi bien terminologiques que stylistiques. C’est pourquoi le traducteur médical, en plus de maîtriser ses langues de travail à la perfection, se doit d’avoir des connaissances approfondies des concepts médicaux et pharmaceutiques afin d’en cerner toutes les subtilités. L’apport terminologique des dictionnaires, aussi techniques soient-ils, se révèle généralement insuffisant et tout traducteur consciencieux doit se livrer à un long travail de recherches préliminaires s’il veut pouvoir maîtriser son sujet et ses enjeux. En effet, dans le secteur médical et pharmaceutique, les enjeux sont bien souvent d’ordre vital et les erreurs peuvent s’avérer fatales. Et pourtant, de nombreuses négligences ou erreurs médicales sont dues à de mauvaises traductions.

Un mot pour une vie

« Intoxicado », c’est le mot qui résume le sort tragique de Willie Ramirez, un jeune cubain de 18 ans, qui s’est retrouvé tétraplégique suite à une mauvaise traduction. En 1980, il est admis dans un hôpital de Floride alors qu’il souffre d’une hémorragie intracérébrale. Ses parents, ne pouvant s’exprimer qu’en espagnol, essayent de décrire son état aux médecins, qui, manifestement, ne maîtrisent que l’anglais. Un membre bilingue du personnel de l’hôpital est ainsi sollicité et traduit le terme espagnol « intoxicado » à ses collègues par le mot anglais « intoxicated ». Avec un peu de contexte, un interprète professionnel aurait rapidement identifié le faux ami et aurait compris qu’il s’agissait en réalité d’une « intoxication alimentaire ». Mais Willie reçoit un traitement pour overdose de drogue, ce qui le rend tétraplégique. Il a d’ailleurs obtenu une indemnisation de 71 millions de dollars (65 millions d’euros) pour erreur médicale.

Un mot et 47 opérations ratées

Entre 2006 et 2007, dans un hôpital berlinois, 47 personnes sont opérées du genou et se font implanter une prothèse censée leur permettre de retrouver de la mobilité. Malheureusement, les effets escomptés ne se feront pas ressentir. Et pour cause… Les médecins ont implanté ces prothèses sans y ajouter le ciment nécessaire puisque la notice en allemand indiquait « prothèse ne nécessitant pas de ciment ». Pourtant, en anglais, l’indication d’origine évoquait une prothèse « Non-Modular Cemented » (non modifiable et devant être cimentée). Et voici comment cette mauvaise traduction a provoqué 47 erreurs médicales obligeant l’hôpital à réopérer, à ses frais, ces 47 patients.

Quand le traducteur peut sauver des vies

Ces exemples illustrent l’importance cruciale d’avoir recours à un traducteur médical professionnel qui, au moment de traduire des documents engageant la vie d’humains, portera la plus grande attention à la précision terminologique et à la clarté syntaxique. Ils soulignent également la nécessité de pouvoir faire appel à un interprète spécialisé au sein des hôpitaux tant les approximations de traductions de termes médicaux, conjuguées aux facteurs stress et émotionnel, peuvent s’avérer désastreuses.

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1 juin 2017