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Tétrazépam : l’Ansm met en garde contre les effets indésirables

Tétrazépam : l'Ansm met en garde contre les effets indésirables Dans un point d’information publié vendredi, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a mis en garde contre des effets indésirables cutanés parfois graves du Tétrazépam, médicament qui fait partie de la classe pharmaco-thérapeutique des benzodiazépines, et qui est utilisé en France dans le traitement des contractures musculaires douloureuses.

 

A la demande de l’ANSM, le Comité pour l’Evaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance (PRAC1 ) de l’agence européenne du médicament (EMA) va évaluer rapidement si les effets indésirables cutanés sont susceptibles de remettre en cause le rapport bénéfice/risque des spécialités à base de tétrazépam.

Le tétrazépam est une substance active appartenant à la classe thérapeutique des benzodiazépines, utilisée en France pour son activité myorelaxante. Commercialisé depuis 1969, les médicaments contenant du tétrazépam par voie orale (Myolastan et spécialités génériques, cf. annexe ) sont indiquées dans le traitement des contractures musculaires douloureuses en rhumatologie. Ils sont utilisés en association à d’autres traitements. Réservées à l’adulte, ces spécialités sont soumises à prescription médicale.

Le signalement, en 2011, d’un nouveau cas d’effets indésirables cutanés lié au tétrazépam a déclenché une enquête officielle de pharmacovigilance au niveau national. Les résultats de cette enquête, portant sur la période du début de commercialisation jusqu’à juin 2012, ont mis en évidence une fréquence élevée d’effets indésirables cutanés pour la classe des benzodiazépines, parmi lesquels des effets rares mais graves voire mortels tels que des syndromes de Stevens-Johnson, des syndromes de Lyell et des syndromes d’hypersensibilité médicamenteuse (DRESS) .

Après analyse de ces effets indésirables rares mais graves, compte tenu des atteintes cutanées spécifiques liées à l’utilisation du tétrazépam et prenant en compte le bénéfice attendu de cette molécule, la commission nationale de pharmacovigilance a recommandé la réévaluation du rapport bénéfice/risque du tétrazépam et la suspension de son autorisation de mise sur le marché (AMM). L’ANSM a initié le 20 décembre 2012 une procédure d’arbitrage auprès du PRAC. Cette procédure doit permettre de statuer, dans les meilleurs délais, sur le niveau de risque de l’ensemble des spécialités contenant du tétrazépam (formes orales) autorisées en Europe.

Dans l’attente des résultats de cette réévaluation, l’ANSM rappelle que le traitement par décontracturant musculaire est un traitement symptomatique et qu’il existe des alternatives thérapeutiques au tétrazépam dont des prises en charge non médicamenteuses. Quand les spécialités à base de tétrazépam doivent être utilisées, l’ANSM recommande de limiter leur durée d’utilisation au strict minimum.

Source : ANSM

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12 janvier 2013