Montagne et gaz à effet de serre : un mauvais mariage environnemental ? Eh bien, pas tant que ça : le bilan carbone réalisé par l’Ademe et l’association Mountain Riders auprès de 10 des 52 stations signataires de la Charte nationale du développement durable montre que leur activité (remontées, production de neige et entretien des pistes) ne participe qu’à 2 % dans le total des émissions de gaz à effet de serre du tourisme de sports d’hiver.

Ce bilan carbone est une première: la montagne est en effet la seule destination touristique française à s’être livrée collectivement à cet exercice pour dresser un état des lieux précis de ses émissions de gaz à effet de serre.

 Les résultats de ce diagnostic, mené durant 14 mois mettent en évidence trois chiffres clés :

– les activités directement liées à la pratique du ski (remontées mécaniques, dameuses, neige de culture) ne représentent que 2% des émissions de gaz à effet de serre des stations.

– le transport de personnes représente 57% des émissions : la voiture et le bus, qui asphyxient régulièrement les vallées d’accès aux pistes, y sont pour l’essentiel : 64 % contre 35 % pour l’avion et seulement 1 % pour le train.

– les usages énergétiques des bâtiments représentent 27%, répartis entre les 11% émanant de l’habitat résidentiel et les 16% provenant des activités tertiaires, puisqu’elles concernent les bâtiments liés au tourisme (hébergements, commerces, restauration).

 www.mountain-riders.org
www.ademe.fr

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