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Pollution de l’air : identifier les particules pour mieux agir

La pollution de l’air par particules fines est le sujet du moment. Pour mieux identifier les sources des particules, Air Rhône-Alpes (qui est l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air) et quelques partenaires franco-italiens n’ont pas attendu que l’actualité les mettent sur le devant de la scène. Leur objectif : mieux identifier celles issues de l’activité humaine pour améliorer durablement la qualité de l’air en Rhône-Alpes.

Car la problématique de base est bien là : être capable de faire la différence entre les sources de pollution aux particules dues aux activités humaines et celles dont l’origine est naturelle. Chaque secteur d’activité doit être étudié : chauffage, transport routier, industries, agriculture…

Ce n’est qu’en sachant « quel mal combattre » que l’homme peut modifier ses « mauvais comportements ». La vocation d’Air Rhône-Alpes reste d’accompagner les pouvoirs publics dans la mise en oeuvre d’actions efficaces à long terme et à court terme lors d’épisodes de pollution.

En Rhône-Alpes, les particules sont l’un des principaux polluants de l’air

Elles sont à l’origine de plus des 3/4 des épisodes de pollution chaque année. La France fait d’ailleurs l’objet d’un contentieux avec l’Union Européenne pour non–respect des valeurs réglementaires concernant les particules. Plusieurs pays sont
concernés, et en France, plusieurs régions, dont Rhône-Alpes.

La pollution de l’air, tous polluants confondus, est aussi une question majeure de santé publique. Elle est classée cancérigène certain pour l’homme par l’OMS.

Quelle est l’origine des ces particules ?

Ces particules sont de natures diverses. Elles peuvent être d’origine naturelle (embruns océaniques, éruptions volcaniques, feux de forêts et érosion éolienne des sols) ou liées aux activités humaines (transport, chauffage, industries, agriculture, etc.). En moyenne sur l’année dans notre région, les particules PM10* sont principalement émises par le chauffage au bois non performant (cheminée ouverte, poêle ancien, bois de mauvaise qualité, etc.) qui représente 47 % des émissions. Les rejets dus au trafic routier (essentiellement Diesel), au secteur industriel et à l’agriculture sont plus minoritaires (de l’ordre de 10 à 20 % chacun). Cependant, la part de ces contributions peut varier selon les saisons.

En épisode de pollution ou dans le cadre d’une stratégie à long terme d’amélioration de la qualité de l’air, il est donc primordial d’identifier précisément l’origine et la contribution des particules à la pollution pour accompagner au mieux les pouvoirs publics dans la mise en oeuvre des actions.

En Rhône-Alpes, 14 appareils mesurent en continu des polluants aussi nombreux que variés :
• Les polluants réglementés : particules (PM10 et PM2.5), oxydes d’azote, dioxyde de soufre, ozone.
• Les Composés Organiques volatils (COV) : 30 précurseurs de l’ozone (dont le benzène réglementé) et 9 organochlorés.
• 19 Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) (dont le benzo(a)pyrène réglementé).
• 14 métaux lourds
• Dioxines et furanes (24 congénères).
• Les traceurs permettant d’identifier les origines des particules : Carbone organique/Carbone élémentaire, Carbone suie (Black Carbon), espèces chimiques majeures.

> En savoir plus sur Air Rhône-Alpes

M.B. Sources : Air Rhône-Alpes, l’organisme agrée par le Ministère chargé de l’Écologie pour la surveillance et l’information
sur la qualité de l’air de la région / * Les particules PM10, de diamètre inférieur à 10 micromètres, sont assez fines pour pénétrer dans l’appareil respiratoire

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9 décembre 2014