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Passage à l’heure d’été : des impacts énergétiques réels

Une nouvelle étude commandée par l’ADEME(1) confirme les bénéfices réels du changement d’heure en termes d’économies d’énergie et d’émissions de CO2.

Pour l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, le changement d’heure s’inscrit parmi les mesures qui permettent de limiter les consommations énergétiques et de lutter contre le réchauffement climatique. Plus l’usage de produits et d’appareils à forte efficacité énergétique se généralisera, moins les bénéfices énergétiques de ce dispositif seront réels. Il garde de ce fait aujourd’hui toute sa pertinence.

Un gain confirmé et pérenne sur l’éclairage et le thermique
En 2009, le gain sur l’éclairage obtenu grâce au changement d’heure est de l’ordre de 440 GWh, soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, l’émission de 44 000 tonnes de CO2 a ainsi été évitée. On considère en effet que, pour cet usage, 1 kWh consommé produit 100 grammes de CO2, l’éclairage faisant appel à des moyens de production électrique en partie carbonés.

Historiquement, le gain sur l’éclairage diminue pour plusieurs raisons : évolution des équipements avec l’introduction progressive de lampes basse consommation, éclairage public calé sur la nuit « solaire ». Néanmoins, à l’horizon 2030, les économies d’énergie engendrées par le régime d’heure d’été subsisteront même si le gain aura encore diminué grâce au développement de technologies d’éclairage toujours plus performantes dans l’habitat. Il devrait alors atteindre 340 GWh.

En ce qui concerne les usages thermiques -chauffage et climatisation- même si les économies liées au changement d’heure restent modestes et difficiles à évaluer aujourd’hui (sur la climatisation tertiaire : de l’ordre de 70 GWh), un gain de 130 GWh pourrait être attendu en 2030 à condition que des systèmes de régulation automatique – thermostat ou régulation horaire – soient installés pour respecter les consignes de température.

En tenant compte de ces données, on estime qu’en 2030, la réduction globale des émissions due au changement d’heure pourrait être de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2.

Une réduction de la demande en électricité qui soulage le réseau
En avril, les pics de consommation, même s’ils n’atteignent pas les niveaux d’hiver, sont un enjeu important pour le système électrique. En effet, c’est au printemps et à l’automne, en raison des variations climatiques propres à ces saisons que des risques élevés de marges insuffisantes de puissance sont observés; ces pics de consommation nécessitant alors le relais de centrales thermiques, fortement émettrices de CO2. Ce phénomène se produit notamment en Bretagne ou en région PACA où des pics de consommation d’énergie surviennent fréquemment le soir. Le changement d’heure a ainsi permis en 2009 une diminution de 3,5 GW de la puissance appelée à 19h. En 2030, cet avantage resterait en moyenne de l’ordre de 2 GW.

Source : Ademe

(1) Etude réalisée par Energies Demain sur « L’impact du changement d’heure ».

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29 mars 2010