L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle, dans un point d’information, que le pamplemousse est connu pour interagir fortement avec quelques médicaments. Il ne s’agit pas d’une réduction de l’efficacité de ces médicaments, mais d’une augmentation de la fréquence et de la gravité de leurs effets indésirables, avec un risque d’autant plus important que la marge thérapeutique du médicament concerné est étroite.

L’ANSM souhaite rappeler que les interactions décrites avec le pamplemousse se traduisent par une majoration de l’absorption intestinale, et donc des effets indésirables, de certains médicaments.

Ceux-ci restent en nombre limité. Il s’agit notamment de certains médicaments contre le cholestérol (le plus souvent, la simvastatine – Zocor®, parfois l’atorvastatine – Tahor®,) ou d’immunosuppresseurs (ciclosporine – Néoral®, tacrolimus – Prograf®), pour citer ceux avec lesquels les conséquences peuvent être sévères.

Plus récemment, il est apparu que la dronédarone – Multaq® et l’ivabradine – Procoralan®, des antiarythmiques, la sertraline – Zoloft®, un antidépresseur, ou encore le docétaxel – Taxotère®, utilisé dans le cancer du sein, peuvent voir également leurs effets indésirables majorés.

« En revanche, aucune publication scientifique n’a mis en évidence de risque de baisse d’efficacité d’un traitement antibiotique, anticancéreux ou contraceptif en cas de consommation de pamplemousse », souligne l’ANSM.

Enfin, il n’y a pas d’interactions décrites avec les autres agrumes (oranges, citrons) ou la pomme.

En pratique, il convient de consulter la notice des médicaments, qui mentionne les interactions dont le risque est documenté, et de s’abstenir de consommer du pamplemousse, le fruit comme le jus.

Source : ANSM

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