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Ostéoporose : quels sont les facteurs de risque ?

Dans le monde, on enregistre une fracture due à l’ostéoporose toutes les 20 secondes ! Trop de femmes encore ne se sentent pas concernées par l’ostéoporose et ignorent qu’elles risquent une fracture du col du fémur avec toutes les complications que cela implique. Les facteurs de risque de fracture sont pourtant faciles à identifier.

Il existe un moyen simple de dépistage des sujets à risque, l’ostéodensitométrie, qui sert à mesurer la densité osseuse par rayon X. C’est un examen rapide, simple, non douloureux et remboursé par la sécurité sociale pour les sujets à risque. Le médecin de famille est à même d’évaluer la nécessité d’une ostéodensitométrie

Des facteurs de risque de fracture faciles à identifier
– L’âge
– La minceur excessive
– Une fracture du col du fémur chez un des parents
– Le fait d’avoir déjà eu une fracture par fragilité (clavicule, poignet, vertèbre, côte, hanche, bassin, humérus, jambe) après l’âge de 45 ans
– Les chutes fréquentes
– L’utilisation de cortisone
– La polyarthrite rhumatoïde
– Le tabac
– La consommation excessive d’alcool

Plusieurs familles de traitement sont également disponibles. Il s’agit d’un traitement au long cours car une normalisation de la masse osseuse est rarement possible chez les femmes âgées. Ces traitements sont globalement bien tolérés.

Une femme sur deux souffrira d’une fracture due à l’ostéoporose, après l’âge de 50 ans. Ces fractures sont à l’origine de douleurs chroniques, de déformation de la silhouette. Une fracture du col du fémur entraîne une augmentation de la mortalité de 20 à 30 % dans l’année suivant l’accident ; ou dans 1 cas sur 2, une perte d’autonomie ou un abandon du domicile. Dans la mesure où la population vieillit, le nombre de fractures augmente dans la population générale avec à la clé la souffrance des patients et une augmentation de la facture pour les systèmes de santé.

L’étude GLOW

L’étude GLOW (Global Longitudinal Study of Osteoporosis in Women) est une étude internationale prospective de femmes de 55 ans et plus qui ont consulté leur médecin généraliste au moins une fois, dans les deux ans, avant le début de l’étude. Plus de 60 000 femmes participent, dans 17 villes de 10 pays (Australie, Belgique, Canada, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Etats-Unis, Royaume-Uni). Cette étude a permis de recueillir des informations sur les facteurs de risque d’ostéoporose, les traitements, les comportements des patientes, et le devenir des patientes fracturées sur 5 ans.

Le service de rhumatologie et pathologie osseuse de l’hôpital Edouard Herriot a largement contribué aux résultats de l’étude internationale GLOW publiés en avril 2010 dans « Osteoporosis International». Les travaux mettent en évidence la méconnaissance des risques de fractures dues à l’ostéoporose – comme par exemple l’âge, la minceur excessive ou des antécedents familiaux – par les femmes les plus concernées. 7 femmes sur 10 présentant au moins deux facteurs de risque ne sont pas conscientes d’être plus menacées que les autres femmes du même âge.

Aux Hospices Civils de Lyon, le service de rhumatologie et pathologie osseuse de l’hôpital Edouard Herriot a réunit dès 2006 une cohorte de 3 366 femmes de plus de 55 ans. 22% d’entre elles rapportent un diagnostic d’ostéoporose, 27% un antécédent de fracture par fragilité, 30% une minceur importante, 38% des chutes récentes, et 20% un antécédent de fracture du col fémoral chez un des parents. Malgré la fréquence de ces facteurs de risque, seules 26% des femmes avec au moins deux facteurs de risque se perçoivent comme étant à haut risque de fracture.

Source : Hospices civils de Lyon

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2 juillet 2010