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Méningite : une campagne pour apprendre aux parents à réagir vite

A l’occasion de la Journée mondiale de la méningite, le 24 avril prochain, la campagne « Protégeons nos enfants, Protégeons notre avenir » vise à apprendre aux parents à réagir vite et efficacement face à des symptômes alarmants, et les inciter à protéger leurs enfants grâce à la vaccination. En France, les nourrissons, les enfants de 1 à 4 ans et les adolescents (15-19 ans) sont les plus à risque d’infections invasives à méningocoques.

A cette occasion, le CoMO (Confederation of Meningitis Organisations, organisme basé en Australie et fédérant les associations du monde entier luttant contre la méningite) a proposé à la photographe de renommée mondiale Anne Geddes de réaliser quinze portraits d’enfants rescapés. Depuis septembre 2013, elle s’est rendue dans plusieurs pays appartenant à trois continents pour rencontrer une quinzaine d’enfants avec leurs familles.

Le Tumblr d’Anne Geddes, présente les photos et des scènes de “making-off” montrant la grande complicité d’Anne Geddes avec les enfants et leurs parents. Un e-book rassemblant ces photos sera disponible à partir du 24 avril, à l’occasion de la Journée Mondiale contre la méningite.

Une personne meurt d’une méningite bactérienne toutes les 10 minutes

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 5 à 10 % des personnes contractant une infection invasive à méningocoque décèderont malgré un diagnostic et un traitement précoces et appropriés

A savoir, toutes les dix minutes dans le monde, une personne meurt d’une méningite bactérienne. Parmi les survivants, 6 % ont des séquelles précoces et graves. Surdité, problèmes neurologiques, insuffisance rénale, amputation : ces séquelles sont d’autant plus dommageables qu’elles touchent majoritairement des nourrissons et des jeunes enfants.

Symptômes

Les premiers symptômes des infections invasives à méningocoques sont souvent non spécifiques et ressemblent à ceux de la grippe, il peut donc être difficile même pour un professionnel de santé de poser un diagnostic précoce. Les symptômes caractéristiques, comme la raideur de la nuque et le rash purpurique (petites tâches cutanées violacées) se manifestent souvent plus tardivement retardant d’autant la mise en place d’un traitement approprié.

Traitement

Selon l’OMS, une hospitalisation et une administration rapide d’antibiotiques sont nécessaires pour traiter une infection invasive à méningocoque, maladie potentiellement mortelle. Une large gamme d’antibiotiques peut être utilisée incluant la pénicilline, l’ampicilline, et la ceftriaxon. Compte tenu de la progression rapide de l’infection, l’issue peut-être fatale malgré un traitement approprié et une intervention médicale rapide.

Prévention

Les infections invasives à méningocoque font partie des causes les plus importantes de mortalité et d’invalidité évitables, dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement. « La manière la plus efficace de les prévenir et de les contrôler est de recourir à la vaccination », rappelle la campagne.

Des vaccins offrant une protection contre les principaux sérogroupes A, B, C, W et Y, à l’origine des infections invasives à méningocoque sont commercialisés. En France, à ce jour, seuls les vaccins contre le sérogroupe C sont remboursés (de 12 mois à 24 ans) sur l’ensemble du territoire.

Cette campagne est relayée en France par le collectif d’associations Ensemble contre la méningite.

Plus d’informations sur la méningite : http://ensemblecontrelameningite.fr/

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15 avril 2014