24hSanté
Suivez nous sur Twitter !Facebook

Mediator : un « vrai risque pour certains patients », admet le laboratoire Servier

Dans une interview publiée par le Journal Du Dimanche, Lucy Vincent, directrice générale des Laboratoires Servier, en charge des relations extérieures,  a reconnu que le Mediator « a pu présenter un vrai risque pour certains patients ». Par ailleurs, l’affaire a pris ce week-end une tournure judiciaire avec l’annonce de l’ouverture en décembre d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Au Journal Du Dimanche, Lucy Vincent a déclaré que « la mort de trois personnes, c’est déjà trop ». Une allusion aux propos tenus selon Libération par Jacques Servier, le fondateur du laboratoire, qui avait estimé mardi que le Mediator n’avait fait que trois morts et que le chiffre de 500 avancé par des études relevait du «marketing». Pour autant, cette ancienne chercheuse au CNRS continue de contester les études estimant le nombre  de décès entre 500 et 2.000 personnes. « Les calculs à l’origine de ces chiffres alarmants ont été réalisés à partir d’une population qui avait pris du Mediator, sans tenir compte apparemment des autres pathologies dont pouvaient souffrir ces patients », explique-t-elle au JDD. « La simple constatation d’une valvulopathie ne permet pas de l’imputer systématiquement à un traitement médicamenteux », ajoute-t-elle enfin.

Ouverture d’une enquête préliminaire à Paris
Selon les informations publiées samedi par le Parisien, l’affaire vient de prendre une tournure judiciaire. Le parquet de Paris a en effet ouvert en décembre une enquête préliminaire « à la suite des révélations parues dans la presse », a indiqué une source judiciaire. Une nouvelle saluée par leurs défenseurs comme « une première victoire pour les victimes ».  Mardi,  l’Association des victimes de l’Isoméride et du Mediator  (AVIM), va déposer auprès du pôle de santé publique du Tribunal de Grande Instance de Paris 100 plaintes pour blessures involontaires et dix pour homicides involontaires, plus une plainte avec constitution de partie civile de l’association. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) doit prochainement remettre son rapport.

Sources : Le Parisien,  Le Journal du Dimanche

Rendez-vous sur Hellocoton !

9 janvier 2011