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Mars bleu 2014 : le mois du dépistage du cancer colorectal

3ème cancer le plus fréquent et 2ème cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal reste encore en France un cancer méconnu et trop souvent tabou. Pourtant, détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10.

C’est pourquoi, le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l’Institut national du cancer (INCa) relancent un dispositif d’information à l’occasion de Mars bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal.

Son but : rappeler la gravité de ce cancer encore trop meurtrier et l’importance de sa détection précoce. L’objectif cette année est d’inciter les femmes et les hommes à participer dès 50 ans au programme de dépistage organisé mais aussi les personnes présentant un risque particulier, à parler du dépistage avec leur médecin.

En 2012, le cancer colorectal a touché plus de 42 000 nouvelles personnes en France (23 200 hommes et 18 900 femmes) et a été responsable de plus de 17 500 décès.

Pourtant, détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10. Un dépistage précoce permet d’identifier la maladie à un stade peu évolué, voire d’éviter un cancer en détectant des polypes ou adénomes, avant qu’ils ne dégénèrent en lésions cancéreuses. Plus un cancer colorectal est détecté tôt, moins les traitements sont lourds et plus les chances de guérison sont importantes.

Parler du dépistage de ce cancer avec son médecin, c’est donc se donner toutes les chances de détecter un polype avant qu’il ne se transforme en cancer.

 Quand parler du dépistage du cancer colorectal avec son médecin ?

Dès 50 ans : 95 % des cancers colorectaux se développent après 50 ans. Entre 50 et 74 ans, il est recommandé de participer au programme national de dépistage organisé et de pratiquer un dépistage tous les deux ans même sans symptôme particulier.

Quel que soit l’âge : en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal, de polypes ou de maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

Dès 50 ans, tous les hommes et les femmes reçoivent à leur domicile un courrier les invitant à consulter leur médecin généraliste pour faire un dépistage du cancer colorectal. Le médecin généraliste déterminera pendant la consultation le niveau de risque du patient et la conduite à tenir. Dans la plupart des cas, le médecin remettra un test de recherche de sang dans les selles à faire chez soi après avoir vérifié que le patient ne présente pas de risques particuliers.

Ce test est indolore, à faire chez soi et entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie. S’il est positif, le médecin adresse dans un second temps le patient à un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie. Le test doit être répété tous les deux ans mais une surveillance des signes d’alerte entre deux tests est également recommandée.

Ce programme national de dépistage est proposé depuis 2009 et concerne aujourd’hui 18 millions de personnes en France. Pourtant, si sa notoriété a progressé, la participation reste encore faible : seules 31% d’entre elles on réalisé le test en 2012-2013, avec de fortes disparités selon l’âge, le sexe et les départements. Une situation qui justifie de poursuivre l’information et la mobilisation.

Vers les tests immunologiques

Le test utilisé en 2014 demeure le test au gaïac. Il sera remplacé avant la fin de l’année par le test immunologique. Ce test repose sur la détection de la présence d’hémoglobine humaine dans les selles grâce à l’utilisation d’anticorps. Son déploiement progressif a été décidé suite à l’avis favorable de la Haute Autorité de santé et au rapport de l’INCa précisant les modalités de migration vers ce test immunologique. Dans l’attente de la mise à disposition des tests immunologiques, le test actuel au gaïac reste le test à proposer dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal.

Plus d’informations sur http://www.e-cancer.fr

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27 février 2014