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Maladies cardio‐vasculaires : les femmes touchées de plus en plus jeunes

A l’occasion de la Journée Mondiale du Coeur 2015, la Fédération Française de Cardiologie alerte sur la progression des maladies cardio‐vasculaires chez les femmes, qui les touchent de plus en plus jeunes. Aujourd’hui, plus de 54 % des victimes des maladies cardiovasculaires sont des femmes et les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces 15 dernières années.

Les maladies cardio‐vasculaires sont trop souvent sous‐estimées chez les femmes. « Au‐delà d’être moins protégées, les femmes sont aussi moins bien dépistées, prises en charge plus tardivement et se remettent plus difficilement », explique la Fédération Française de Cardiologie.

Tabac, mauvaise alimentation, stress, manque d’exercice physique… Les femmes ont de plus adopté les mêmes mauvaises habitudes de vie que les hommes. Conséquence : elles sont victimes d’accidents cardio‐vasculaires de plus en plus jeunes avec notamment une nette progression des infarctus chez les femmes de moins de 60 ans.

Selon l’Institut de Veille Sanitaire, entre 2002 et 2008 en France, le nombre de personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde a baissé dans toutes les classes d’âges chez les hommes (‐ 8,2% de 45 à 54 ans). Sur la même période, il a progressé chez les femmes (+ 17,9% de 45 à 54 ans).

Obésité, tabac, hypertension artérielle… Des facteurs de risque évitables
La Fédération Française de Cardiologie rappelle également que les facteurs de risques modifiables (obésité, tabac, hypertension artérielle…) constituent 90% du risque d’infarctus du myocarde.

Le tabagisme actif est un facteur de risque majeur chez la femme, notamment chez la femme jeune. Plus de 60 % des  Le site www.fedecardio.orginfarctus chez les moins de 60 ans sont attribuables au tabac.La femme fumeuse présente son premier épisode d’infarctus du myocarde 13,7 ans plus tôt que la non‐fumeuse. Ce sur‐risque est augmenté surtout après 35 ans par l’association tabac et contraception oestro‐progestative.

D’après l’étude ObEpi 2012, au cours des 10 dernières années, la prévalence de l’obésité a augmenté principalement chez les femmes âgées de 18 à 25 ans. Elle est plus élevée chez la femme (15,7%) que chez les hommes (14,3%). Ce constat a de fortes conséquences sur le risque cardio‐vasculaire féminin. Plus que l’indice de masse corporelle (IMC), la circonférence abdominale (CA) serait révélatrice d’un risque cardio‐vasculaire. L’obésité abdominale est le plus souvent associée au cholestérol, au diabète, à l’hypertension artérielle et constitue un marqueur de risque cardio‐vasculaire chez la femme.

« Une bonne hygiène de vie (une alimentation saine, variée et équilibrée, zéro cigarette, une activité physique régulière) est la solution la plus efficace contre la maladie cardiovasculaire. J’incite activement tous les médecins généralistes et tous les gynécologues à sensibiliser et accompagner leurs patientes dans ce sens… » lance le Professeur Claire Mounier‐Vehier, nouvelle Présidente de la Fédération Française de Cardiologie.

La Fédération Française de Cardiologie diffuse sur sa chaine YOUTUBE une vidéographie pour informer et sensibiliser le public aux maladies cardio‐vasculaires de la femme.

Elle met également à disposition gratuitement une brochure « Coeur, Artères et Femmes », avec de nombreux conseils de prévention, téléchargeable sur le site www.fedecardio.org

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29 septembre 2015