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Les menus de la cantine jugés trop toxiques !

Entrée : 128 résidus chimiques ; Plat : 81 substances chimiques ; Légumes : 36 pesticides ; Dessert : 47 substances cancérigènes et 37 perturbateurs endocriniens… Ces chiffres correspondent aujourd’hui au quotidien alimentaire journalier d’un enfant de 10 ans, dans le cadre d’un menu type équilibré non bio selon une étude menée par Générations Futures dans le cadre du premier volet de la campagne « Environnement et cancer ».

Au total, en 24 heures, l’enfant serait ainsi exposé, uniquement au travers de son alimentation, à des dizaines de molécules chimiques soupçonnées d’être cancérigènes ou encore soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, selon les instances sanitaires européennes ou américaines.

Sur ce constat alarmant, une bonne nouvelle : les collectivités et les municipalités sont de plus en plus nombreuses à introduire le bio dans les restaurants scolaires. En effet, en 2010, 48% des établissements publics proposent des repas, des menus ou des produits issus de l’agriculture biologique contre 41% en 2009. Ce sont dans les cantines scolaires que cette progression est la plus significative : en 2010, 51% des établissements scolaires déclarent proposer des produits bio contre 46% en 2009. La part des produits bio progresse également au sein des grosses structures de restauration scolaire (+ de 500 repas par jour) : 62% de ce type de structures proposent des produits bio en 2010 contre 45% en 2009*.
Philippe Jouin, Directeur de Biocoop Restauration, reste enthousiaste face à cette croissance, mais préfère, toutefois, nuancer : « Il est indéniable que les collectivités et les municipalités font des efforts considérables : les chiffres démontrent que les cantines scolaires proposent davantage de produits bio à nos enfants, ce qui est encourageant pour des acteurs impliqués dans le développement de la bio comme pour les consommateurs et les citoyens. » Pourtant, cette croissance est loin d’être suffisante face aux objectifs fixés par le Grenelle Environnement. « En effet, il a été fixé par le Grenelle Environnement un seuil de 20% minimum de produits bio dans les cantines et dans les restaurants collectifs d’ici 2012. Concrètement, à ce jour l’offre de produits bio, sur ce segment, ne représente seulement que 2% » reprend Philippe Jouin.

La restauration collective scolaire et le développement de l’agriculture biologique locale
Placée sous la responsabilité des Conseils Régionaux (lycées), des Conseils généraux (collèges) ou encore des municipalités (écoles primaires et maternelles), la restauration collective scolaire doit être en adéquation avec les objectifs politiques tels que l’aménagement du territoire, le développement économique et la protection de l’environnement.
Au travers d’une démarche durable et cohérente d’intégration de la bio dans les cantines scolaires, il paraît essentiel de s’appuyer sur l’offre locale et la production biologique de proximité : « Quelle cohérence y aurait –il à proposer aux enfants des tomates, certes issues d’une agriculture biologique, en plein hiver, cultivées hors sol et importées ? Serait ce, dans ce cas, une action pédagogique cohérente ? » interroge Philippe Jouin.

Morgane Boileau – Source : BioCoop * Agence Bio – Observatoire 2010

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13 décembre 2010