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Les dosages de vitamine D inutiles dans la plupart des cas selon la HAS

La Haute Autorité de Santé (HAS), qui a mené un état des lieux, estime que dans la plupart des cas, doser la vitamine D dans le sang n’apporte pas de renseignements utiles dans la prise en charge des patients.

« Le traitement par vitamine D est nécessaire dans certaines situations cliniques, pour autant dans la plupart des cas, doser cette vitamine dans le sang n’apporte pas de renseignements utiles pour les professionnels de santé. On assiste toutefois à une augmentation du nombre de dosage sanguins de la vitamine D », indique la HAS.

« Doser la vitamine D ne présente aucune utilité démontrée dans un grand nombre de situations cliniques », poursuit la Haute autorité. Parmi ces dernières : mortalité, chute, performance fonctionnelle, cancer colorectal, cancer du sein, cancer de la prostate, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, allergie, maladies auto-immunes, diabète de type II, maladie rénale chronique, grossesse, maladies infectieuses, performances cognitives, profil lipidique, mucoviscidose.

« Les données recueillies lors de cette évaluation fondée sur l’analyse de la littérature et la position des experts d’un groupe de travail ne permettent pas de déterminer une utilité clinique du dosage de vitamine D », explique-t-elle. Concernant les personnes à risque de fracture, la HAS relève une étude suggérant un intérêt du dosage de la vitamine D chez les personnes âgées, mais encore trop peu étayée pour que la HAS puisse recommander le dosage systématique dans cette situation.

C’est pourquoi la HAS recommande de réserver le dosage sanguin de vitamine D au diagnostic de rachitisme et d’ostéomalacie, aux mentions des Autorisations de Mises sur le Marché (AMM) des médicaments de l’ostéoporose et à certaines situations particulières : personnes âgées faisant des chutes répétées, suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation, traitement chirurgical de l’obésité chez l’adulte.

La HAS recommande également la réalisation d’études de qualité sur l’utilité du dosage, dans toutes les situations pour lesquelles les données disponibles sont aujourd’hui insuffisantes pour en apporter la preuve. Dans le cas des personnes à risque de fracture,la HAS recommande des études visant notamment à confirmer l’existence d’une valeur seuil utile à la décision thérapeutique.

Source : HAS

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31 octobre 2013