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Les adolescents français dépensent près de 600 millions d’euros par an sur Internet

Selon une étude réalisée par l’institut LH2 pour le moteur de shopping Kelkoo, près d’1,5 million d’adolescents de 14 à 17 ans (soit 47%) achètent aujourd’hui sur Internet. Ces cyberacheteurs « nouvelle génération » disposent d’un budget mensuel moyen confortable de 109 euros qu’ils consacrent à hauteur de 31% à leurs emplettes en ligne, soit 34 euros chaque mois ou 600 millions d’euros par an.

Les adolescents français sont très connectés : la quasi totalité (99%) dispose d’un accès Internet à domicile et 30% d’entre eux surfent déjà sur leur téléphone mobile. Cette réalité redéfinit non seulement leur comportement en tant que consommateurs, mais aussi le rôle des parents dans l’accompagnement et la sensibilisation de leurs enfants aux bonnes pratiques du Web.

Les comportements d’achats des adolescents sur Internet
62% déclarent acheter en ligne par souci d’économie. Une tendance d’autant plus marquée que les adolescents se rapprochent de la majorité et prennent conscience de la valeur de l’argent. 70% des 16-17 ans espèrent ainsi trouver sur Internet le produit de leurs rêves à un prix plus attractif qu’en boutique, contre 55% chez les 14-15 ans. Autre fait marquant, plus de la moitié des 14-17 ans (52%) utilisent systématiquement ou de temps en temps un comparateur de prix pour trouver la meilleure affaire sur le net. Parmi les produits les plus populaires sur Internet, c’est aux livres et DVD que va la préférence des adolescents et 72% d’entre eux déclarent en acheter en ligne. Les autres produits plébiscités par les jeunes sont à 57% les vêtements et les chaussures, à 40% les accessoires de mode et les bijoux, et à 38% les jeux vidéo. Avec 33%, la musique se place seulement en 6e position, peut-être en raison des mauvaises habitudes de téléchargement prises par la jeune génération.

Maître Olivier Iteanu, spécialiste du droit de l’Internet explique : « Si selon le Code civil, un mineur n’a pas la capacité de contracter et donc d’acheter que ce soit en ligne ou dans le monde physique, il existe plusieurs exceptions à ce principe qui impliquent directement la responsabilité des parents. Tout dépend de l’âge du mineur et de la valeur de la transaction, mais il n’y a pas de règle fixe. Un mineur de 16 ans peut être considéré émancipé et donc capable de tout acte d’achat. Les tribunaux considèrent l’achat effectué par un mineur comme valable dès lors qu’il relève « de la vie courante » et a été réalisé « dans des conditions normale. Toutefois, il n’existe pas de montant maximum pour qu’un achat soit considéré ou non de la « vie courante ». Ceci relève de l’appréciation souveraine des juges. » Ainsi, il est primordial pour les parents de bien connaitre les principales dispositions juridiques concernant les activités commerciales en ligne des mineurs et les recours possibles en cas d’achat illégitime. « Le mineur, en cas d’achat en ligne valide, est soumis, comme tout consommateur, aux règles générales du droit de la consommation. Il dispose donc notamment du délai de rétractation de 7 jours ouvrés qui lui permet de renoncer gratuitement à son achat dans le délai imparti» ajoute Maitre Iteanu. « Lorsque le droit de rétractation est exercé, le marchand est tenu de rembourser le consommateur de la totalité des sommes versées, au plus tard dans les trente jours. Au-delà, la somme due est de plein droit, productive d’intérêts au taux légal en vigueur. Ce remboursement s’effectue par tout moyen de paiement ».

Afin de prévenir tout problème, les parents se doivent de sensibiliser leurs adolescents et de les responsabiliser en tant que consommateurs.

Quelques conseils pour les parents :
– L’achat sur Internet s’apprend. Réaliser des achats ensemble avec son enfant permet aux débutants du shopping en ligne d’adopter les bons reflexes (vérification du sérieux du marchand, transaction sécurisée etc) et d’éviter de mauvaises surprises.
– L’achat commence déjà avec la sélection des produits. Discutez de toutes les étapes avec l’enfant pour l’aider à mieux acheter (pourquoi privilégier un certain marchand et pas un autre? Quel mode de paiement ou de livraison est à privilégier, etc). Faute d’expérience, les critères qui sont évidents pour un adulte ne le sont pas toujours pour un plus jeune.
– Sensibiliser les enfants aux risques : mieux vaut ne pas répondre aux courriers électroniques spontanés, de ne pas divulguer d’informations personnelles qui vont au delà de la transaction elle-même ou d’acheter sur un site qui ne paraît pas fiable. Pour les novices il est également recommandé de s’abstenir d’acheter sur des sites étrangers. Pour s’assurer du sérieux du marchand, il est plus sûr de passer par un moteur de shopping tel que Kelkoo : tous les sites référencés sont vérifiés par les équipes, c’est un gage de confiance.
– Il existe des cartes prépayées dédiées aux mineurs, accessibles aux enfants à partir de 12 ans. La carte est établie au nom de l’enfant, mais la souscription doit être faite par un adulte d’au moins 18 ans qui est titulaire d’un compte bancaire. Le montant est plafonné et peut être compris entre 20 et 800 euros. Une fois que le crédit est épuisé, les parents peuvent recharger la carte s’ils le souhaitent.

Quels sont les recours si l’adolescent a déjà acheté sans autorisation parentale ?
– La solution la plus simple : si les parents se rendent compte de l’achat dans les 7 jours ouvrables suite à la réception de la marchandise, ils peuvent exercer le droit de rétractation et retourner l’article pour un remboursement complet [7].
– Si un mineur achète un produit d’une valeur importante et que cet achat est effectué sans l’accord de ses parents, ces derniers pourront essayer d’obtenir l’annulation de la vente : D’abord, les parents devraient se tourner vers le service après vente du marchand pour demander que la vente soit annulée. Si les parents n’y arrivent pas tout seuls, ils peuvent s’adresser à un service de médiation tel que e-litige.com qui peut intervenir pour trouver, si possible, une solution à l’amiable.
– Enfin, si toutes ces démarches sont infructueuses, les parents pourront saisir le Tribunal. Si les juges considèrent que l’acte effectué par l’enfant mineur ne relève pas de la vie courante, il y a de grandes chances que les parents obtiennent la nullité de la vente.
– Toutefois, si le mineur utilise la carte bancaire de ses parents à leur insu pour acheter en ligne, les parents sont seuls responsables de l’utilisation de leur carte bancaire. Il leur sera difficile de prouver que leur enfant mineur leur a substitué leur carte bancaire pour effectuer l’achat en ligne.

Source : Kelkoo Sondage en ligne réalisé entre le 13 et le 20 décembre 2010 par l’institut LH2 auprès d’un échantillon de 400 adolescents, représentatif de la population française âgée de 14 à 17 ans.
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17 février 2011