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Lampes à basse consommation : attention prudence !

Alors que les ampoules à basse consommation, appelées aussi lampes fluo-compactes, « ont détrôné les lampes à incandescence classiques, trop gourmandes en électricité », la Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) lance un appel à la prudence.

Ces lampes, souligne la CSC, consomment « quatre à cinq fois moins d’énergie pour des performances équivalentes en termes d’éclairage » et selon les fabricants, leur « durée de vie oscille entre 6.000 et 10.000 heures contre 1.000 heures pour une ampoule classique ».
La CSC rappelle dans un communiqué que « leur éventuelle nocivité fait débat » en termes de teneur en mercure et de niveau d’émission d’ondes électromagnétiques. C’est pourquoi, la Commission conseille aux consommateurs de « privilégier l’achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles ».

« En l’état actuel des connaissances », la CSC suggère aux consommateurs de prendre un minimum de précautions :

–  Il convient de privilégier l’achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles.
– En cas de bris, les occupants du logement sont invités à ventiler longuement la pièce et à la quitter. Ensuite, les débris doivent être ramassés soigneusement, par exemple à l’aide de gants et de papier absorbant, et placés dans des sacs en plastique en évitant que les débris de verre ne les percent. L’utilisation de l’aspirateur, qui contribue à mettre en suspension dans l’air des particules de mercure, est proscrite.
– Par ailleurs, le consommateur est invité à participer au recyclage des lampes fluocompactes usagées en les déposant dans un des points de collecte prévus à cet effet dans de nombreux magasins ou en déchetterie.
– Enfin, la CSC recommande, selon le rapport de l’ADEME rendu public en juin 2010, de se tenir à une distance minimale de 30 cm d’une lampe fluocompacte en cas d’exposition prolongée, par exemple lors d’une lecture à la lumière d’une liseuse.

Enfin, la CSC demande aux pouvoirs publics de déterminer les valeurs maximales d’exposition aux vapeurs de mercure acceptables dans l’air ambiant. En outre, elle souhaite que la directive européenne relative à la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques actuellement en vigueur (2002/95/CE du 27 janvier 2003) soit révisée. Celle-ci devrait prendre en compte les progrès technologiques réalisés ces dernières années et abaisser le niveau maximal de teneur en mercure de 5 à moins de 2 mg par lampe.

La CSC encourage également les professionnels à fabriquer, grâce aux nouvelles technologies diponibles, des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses. Elle invite également les distributeurs à participer activement à la collecte et au recyclage des lampes fluocompactes usagées, même brisées.

Le site de la CSC: http://www.securiteconso.org

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23 février 2011