24hSanté
Suivez nous sur Twitter !Facebook

Incontinence urinaire : la bandelette, une nouvelle technique pour les hommes

Le CHU-Hôpitaux de Rouen a développé une technique innovante dans le traitement de l’incontinence urinaire masculine : les bandelettes sous-uréthérales Trans Obstrator Male Sling (TOMS).

Cette prothèse placée de part et d’autre du bassin exerce une action dynamique de soutien canalaire et de compression statique. Beaucoup mieux tolérées que les précédentes techniques, ces bandelettes affichent un taux de réussite de 55 %.

L’incontinence urinaire chez l’homme

L’incontinence urinaire chez l’homme est le plus souvent une conséquence de la chirurgie pour cancer de la prostate. Son incidence a augmenté avec le nombre de prostatectomies totales réalisées dans le cadre du traitement curatif de ces cancers.

Les formes les plus fréquentes sont des fuites mineures ou modérées entraînant la nécessité de porter 1 à 4 garnitures par jour et une altération significative de la qualité de vie. C’est pour ces patients que la bandelette TOMS a été développée, afin d’apporter un traitement mini-invasif.

La bandelette sous-uréthrale, qu’est-ce que c’est ?

La bandelette sous-uréthrale est un dispositif exerçant une action dynamique de soutien canalaire restaurant l’excès de mobilité post-opératoire, et exerçant aussi un certain degré de compression statique. Son coût (moins élevé que celui d’un sphincter artificiel et le fait de pouvoir conserver une miction « physiologique » sans avoir recours à un élément mécanique, ont incité au développement de techniques de première génération apparues dans les années 90, mais les biomatériaux étaient mal tolérés (douleur, infections, érosions uréthrales).

La bandelette TOMS est une nouvelle génération qui a bénéficié des travaux réalisés dans l’incontinence urinaire féminine depuis plusieurs années au sein du service d’urologie. Le dispositif est une prothèse composée d’un corps central rectangulaire constitué de polypropylène à larges mailles, prolongée de bras latéraux afin de les faire passer à travers un orifice du bassin osseux (le canal obturateur) grâce à une aiguille spécialement développée pour l’homme.

Développement et résultats

Les dissections initiales ont eu lieu au laboratoire d’anatomie, puis une étude multicentrique française, dont le CHU-Hôpitaux de Rouen était l’investigateur principal, a été mise en place avec le partenariat d’une PME française. L’étude initiée en 2006 a montré une très bonne tolérance et une sécurité du dispositif. Le taux de continence est aujourd’hui de 55% de malades complètement guéris et 75 % de malades très améliorés (0 à 1 seule garniture).

Source : CHU Rouen

Rendez-vous sur Hellocoton !

1 juillet 2010