En ce début d’année, la polémique sur la gestion de la campagne de vaccination par la ministre de la Santé et le gouvernement ne désenfle pas. Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé hier que Roselyne Bachelot sera interrogée à l’occasion de la prochaine réunion de la commission des affaires sociales sur l’évolution de la pandémie grippale.

« A la suite des déclarations ou des demandes faites récemment sur la gestion de la prévention, Mme Roselyne Bachelot a indiqué qu’elle était à la disposition des députés pour répondre à toutes les questions qu’ils voudront bien lui poser », a indiqué Bernard Accoyer dans un communiqué.

Le Parti socialiste et le Nouveau centre ont quant à eux réclamé une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. Bernard Accoyer souligne dans son communiqué que la commission des affaires sociales a déjà auditionné la ministre sur la pandémie  à trois reprises, les 16 septembre, 17 novembre et 15 décembre derniers. Selon le président de l’Assemblée nationale, la prochaine réunion de la commission des affaires sociales sur la grippe « sera élargie à l’ensemble des députés et ouverte à la presse. D’autres réunions identiques pourront être organisées ».

Vaccins : la France revend ses excédents

Roselyne Bachelot a quant à elle demandé au directeur général de l’Eprus (Établissement public de réponse aux urgences sanitaires) de résilier les commandes de vaccins à hauteur de 50 millions de doses, selon la répartition suivante : GSK : 32 millions, Sanofi-Pasteur : 11 millions, Novartis : 7 millions. « Ces commandes n’ayant pas été livrées, elles ne seront pas payées, précise le ministère de la Santé ».

Les doses de vaccins excédentaires seront revendues au prix d’achat aux pays qui en feront la demande. Quelque 300 000 doses ont déjà été vendues au Qatar et 2 millions sont en cours de cession à l’Égypte. Les autorités françaises sont en discussion avec d’autres pays, dont l’Ukraine et le Mexique. La cession des vaccins se fera au fur et à mesure des quantités livrées, du fait de l’échelonnement des livraisons effectuées par les laboratoires.

Source : communiqué de Bernard Accoyer / gouvernement.fr

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