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Fish pédicure : l’Anses demande d’encadrer les pratiques

Face au développement d’une offre de soin pédicure dite « fish pédicure », l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a demandé que la pratique soit encadrée par une règlementation. Ce qui n’est pas le cas actuellement. L’Anses pointe notamment du doigt des risques d’infection des utilisateurs et des professionnels.

La Fish pédicure consiste en l’immersion de tout ou partie du corps dans de l’eau contenant des poissons (généralement de l’espèce Garra rufa) détachant des squames de la peau, est une pratique existant depuis de nombreuses années en Turquie, en Asie et au Moyen-Orient. Dans de nombreux pays, dont la France, un nombre croissant d’établissements propose ce type de soins -notamment une offre dite de « fish pédicure »- avançant des effets esthétiques ou de bien-être, mais également parfois des effets thérapeutiques.

Dans son avis l’Agence considère qu’il existe un risque potentiel de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale par le biais de l’eau ou des poissons, au cours de la pratique de « fish pédicure ». « Ce risque est probablement faible, hormis pour les populations d’usagers sensibles, cependant, en raison de l’absence de données, il n’est actuellement pas possible de quantifier ce risque », souligne l’Anses.

« La pratique de « fish pédicure » peut attirer plus particulièrement des personnes avec un épaississement de la peau (hyperkératose), susceptible d’être d’origine mycosique, qui ainsi augmentent, d’une part, le risque de contamination de l’eau et qui présentent, d’autre part, une sensibilité accrue aux infections », souligne l’agence.

En conséquence, l’Agence recommande l’acquisition de données pour pouvoir caractériser plus finement le risque sanitaire et relever les cas d’infections liées à la fréquentation d’établissements proposant ce type de soin pédicure. En outre, l’Anses estime nécessaire d’encadrer les pratiques de « fish pédicure » par une réglementation adaptée. Elle préconise ainsi un contrôle obligatoire de la qualité de l’eau, la surveillance sanitaire des poissons et la formation des professionnels.

 

Source : Anses

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25 avril 2013