Controverse sur les lampes fluocompactes

Les informations les plus contradictoires circulent actuellement à propos des lampes fluocompactes. Elles nous seraient imposées par l’Union européenne comme seule solution au remplacement des lampes à incandescence alors qu’elles seraient dangereuses pour la santé et pour l’environnement.
L’association française de l’éclairage (AFE) – qui regroupe experts et fabricants – se défend en rappelant certains faits, mais sans convaincre totalement pour ce qui est de la pollution électromagnétique. Elle rappelle que les lampes à incandescence sont amenées à disparaître progressivement du marché entre le 1er septembre 2009 et le 1er septembre 2012 et que les industriels proposent trois types de lampes pour les remplacer :

  • les halogènes à haute efficacité (30 et 50 % d’économies d’énergie  et 3 ans de durée de vie moyenne) ;
  • les fluocompactes (jusqu’à 80 % et jusqu’à 15 ans) ;
  • les lampes à led (jusqu’à 90 % et jusqu’à 25 ans).

Ces trois technologies sont nettement plus coûteuses que celle qu’elles remplacent. Cela est largement compensé par les économies d’énergie et par la durée de vie, notamment pour les fluocompactes et les leds. Encore faut-il que les durées de vie annoncées soient toujours atteintes. Les fabricants de lampes doivent en faire progresser la fiabilité.
A propos de la présence de mercure dans les lampes fluocompactes, l’AFE rappelle qu’elles ne contiennent aujourd’hui qu’entre 2 et 5 mg par lampe, que l’affichage de ce taux va devenir obligatoire et que les fabricants se sont engagés à le faire diminuer encore de 40 % d’ici 2012. Les efforts entrepris pour le recyclage des ces lampes doivent être intensifiés puisque le taux de recyclage actuel n’est encore que de 32 %.
Controverse sur la pollution électromagnétique
Reste le problème très controversé de la pollution électromagnétique. L’AFE montre que les champs électromagnétiques restent très inférieurs aux normes internationales, mais ces normes sont contestées par certains scientifiques et  par les personnes électrosensibles. Les niveaux inquiétants mesurés à moins de 30 cm des lampes (voir http://www.criirem.org/images/docs/lbc_arcacriirem_mise_en_garde_08-2007.pdf) sont contestés par l’AFE qui prétend qu’à cette distance les mesures ne sont pas exploitables.
Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de 30 cm le niveau de pollution devient négligeable. Le problème se pose donc uniquement pour les lampes de chevet et les lampes de bureau si vous risquez d’y être exposé longuement à moins de 30 cm. Les fabricants doivent s’atteler à réduire cette pollution par le blindage des ampoules. Et les fabricants de luminaires devraient relier à la prise de terre les structures métalliques afin d’en réduire le champ électrique.